1. 0216 L’amour ne vit plus ici.


    Datte: 06/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... pas une passion, il vaut mieux ne pas se forcer ».
    
    « Je montais surtout pour lui faire plaisir, pour partager quelque chose à deux. Mais ça n’a pas suffi ».
    
    « Tu as fait tellement d’efforts pour sauver ton couple. Hélas, parfois les choses nous échappent des mains et il n’y a rien à faire ».
    
    « C’est ça, merde au passé ! Alors quel bon vent t’amène ? ».
    
    « On a fait la grande boucle dans la forêt et on est à court d’eau. En plus, le cheval de Jérémie est en train de déferrer. Alors on se demandait si tu pouvais nous donner de l’eau et nous filer une pince pour sortir les clous qui restent et enlever le fer ».
    
    « Mais avec plaisir. Viens voir à l’atelier, si tu trouves ton bonheur » fait Florian à l’intention de mon bobrun.
    
    Jérém le suit à l’atelier. Les deux gars se postent devant un panneau mural garni d’ustensiles de toute sorte, clefs, pinces, marteaux. Mon bobrun de dos, sa plastique moulée dans le coton gris marqué par une trace de transpiration le long de la colonne vertébrale, il est juste sexy à se damner. Au gré des mouvements, les épaules, puis les avant-bras se frôlent. Pendant une fraction de seconde j’ai l’impression que Florian cherche délibérément le contact physique avec mon bobrun.
    
    « Prends ce que t’as besoin » fait ce dernier, tout en regardant avec insistance mon Jérém en train de choisir et de décrocher les outils, en matant ses pecs et ses biceps moulés dans le coton gris humide.
    
    Putain, qu’est-ce qu’il porte bien ce t-shirt ...
    ... moulant !
    
    « Je crois que j’ai tout ce qu’il me faut, merci ».
    
    Jérém revient vers son cheval, suivi par Florian qui ne se prive pas de mater sa face B. Un beau dos et un beau cul pareil, on ne peut pas les laisser passer sans essayer de s’en graver l’image dans la rétine.
    
    Jérém reprend le pied d’Unico et tente d’extraire les clous, non sans effort. Après une première réticence, Unico se laisse faire bravement.
    
    « Tu as besoin d’un coup de main ? » je lui demande.
    
    « Non, ça va aller. Mais ça va prendre un certain temps ».
    
    « T’es sur que t’as besoin de rien ? » insiste Charlène.
    
    « Merci, c’est une affaire entre lui et moi » il plaisante.
    
    « On te laisse faire, alors. Nous on va boire un coup » fait Florian.
    
    « Oui, merci ».
    
    « Venez donc à l’intérieur, j’ai même de la pastèque au frais ».
    
    « Ce n’est vraiment pas de refus ».
    
    Au fur et à mesure que nous approchons de la maison, la musique m’enveloppe un peu plus à chaque pas, les décibels me happent, me font vibrer. Et lorsque nous passons la porte d’entrée, je suis instantanément plongé dans un univers sonore saisissant.
    
    Dans un angle du séjour trône une grande chaîne hi-fi, surmontée d’une platine vinyle massive. Un disque 33 tours tourne d’une allure paisible et régulière, alors que deux grandes enceintes à chaque coin de la pièce envoient « du pâté », délivrant le son qui arrive à mes oreilles, dans ma chair, dans mes tripes.
    
    Florian s’empresse de baisser le volume sans pour autant arrêter le ...
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