1. 0218 Tout peut prendre fin lorsqu’on s’y attend le moins.


    Datte: 04/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... impressionner un mec comme Jérém, un mec qui avait l’air de tout sauf de quelqu’un de facilement impressionnable.
    
    Je n’aurais jamais pensé qu’il serait sensible à ma sensibilité, à ma timidité, à ma gaucherie, et qu’il me cernerait aussi bien. Et qu’il saurait l’exprimer, qu’il aurait le cran de le faire de façon si précise. Ce mec auparavant si fier et sûr de lui, si mystérieux, accepte désormais de s’ouvrir à moi. Jérém est un gars sensible et intelligent.
    
    Je m’étais déjà senti apprécié dans le regard de Stéphane et, dans des proportions différentes, dans celui de Martin, celui de Julien et dans celui de Thibault. Mais cette fois-ci, la sensation est puissance mille car je me sens apprécié dans le regard bienveillant du gars que j’aime. Son regard me fait un bien fou. Et il m’émeut aux larmes.
    
    Le regard de l’autre, lorsqu’il est bienveillant, et à fortiori lorsqu’il est amoureux, nous fait nous découvrir à nous-mêmes.
    
    J’ai été ébloui par le Jérém « petit con hypersexy ». J’ai été attiré par son corps de dieu grec, par sa belle petite gueule à faire jouir d’urgence. J’ai été fasciné et comblé par sa sexualité débordante de jeune mâle. J’ai été intrigué par un bobrun ténébreux et mystérieux qui cachait des fêlures. J’ai été amoureux d’un gars dont le cœur m’était inaccessible. Et je suis désormais fou amoureux d’un petit mec touchant, un mec au grand cœur, un mec vraiment bien. Et je crois, j’en suis certain même, que je n’ai jamais été aussi amoureux de ...
    ... lui.
    
    Après m’avoir ému avec ses mots, mon bobrun s’est une nouvelle fois donné à moi. Et, en dépit de ses mots sur la butte à Gavarnie, je sais qu’il a pris du plaisir. Quant à moi, j’étais moins stressé, car je possédais désormais quelques repères. Et ça a été juste délirant.
    
    Puis, ça a été à mon tour de me donner à lui une nouvelle fois. J’en avais envie, et mon bobrun a pris son temps. Nous avons chacun joui deux fois, une première en se donnant à l’autre, une deuxième en faisant l’amour à l’autre.
    
    Et c’était divinement bon à chaque fois. Pendant l’amour, il n’y avait plus d’actif, plus de passif, juste deux corps qui se donnaient du plaisir, un plaisir qui passerait presque au second plan par rapport à cette communion des esprits et de l’amour qui est le plus intense des bonheurs.
    
    On aurait pu attendre le soir pour refaire l’amour, mais on en avait tous les deux très envie. Et au fond de moi, quelque chose me disait qu’il ne fallait pas attendre et qu’il fallait profiter tant qu’il en était encore temps.
    
    Il est 14h55 lorsque nous débarquons chez Charlène pour lui annoncer le départ de Jérém et pour revoir les chevaux une dernière fois. Je le sais, car j’ai regardé mon portable en arrivant au centre équestre pour vérifier s’il y avait du réseau. Je voulais appeler maman pour lui annoncer mon retour le lendemain. Mais il n’y a pas de réseau.
    
    La pluie tombe drue, il fait froid. Il y a de la lumière dans la cuisine, on tape à la porte. Un instant plus tard, Charlène ...