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0218 Tout peut prendre fin lorsqu’on s’y attend le moins.
Datte: 04/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... toute réponse, le bogoss recommence à poser des bisous tout doux sur ma peau. « On a tous besoin de quelqu’un à aimer, peut-être plus encore que de quelqu’un qui nous aime » je réalise soudainement à haute voix. L’amour de l’autre nous dévoile à nous même. Le bonheur nous inspire. « Parfois » continue le bobrun « quand tu passais au tableau ou que tu étais interrogé par un prof, quand je te voyais lutter contre ta timidité et contre les moqueries, j’avais envie de te prendre dans mes bras, de te rassurer, de te protéger ». « Pourquoi tu ne l’as pas fait ? ». « Pendant les cours ? » il se marre. « Non, je veux dire, pourquoi tu n’es pas fait comprendre avant ce que tu ressentais vis-à-vis de moi ? ». « Je ne voulais pas être gay ». « Et moi, je ne fais pas trop gay ? » j’enchaîne, après un petit silence. « Mais pas du tout. T’es un beau petit mec, très différent de l’idée que je me faisais des gays. Avant de te rencontrer, je pensais que tous les gays étaient très efféminés ». « Il y en a qui le sont, et ils ont le droit d’exister eux aussi… ». « Oui, c’est sûr, mais moi je ne kiffe pas. Toi tu es doux, timide, réservé, mais tu es quand même masculin. Et ça, j’ai vraiment kiffé. Pendant tout le lycée, j’avais envie de t’approcher. Toi, et personne d’autre ». « Et pourtant, t’as couché avec d’autres mecs avant moi ». « Ce sont des occasions qui se sont présentées sans que j’aille vraiment les chercher. Mais c’était toi que je kiffais. ...
... Depuis le premier jour du lycée ». « Qu’est-ce qui t’a touché ce jour-là ? ». « Ton regard. Tu m’as regardé comme si j’étais un dieu. Personne ne m’avait encore regardé de cette façon, même pas les nanas. Ton regard me manquait quand tu n’étais pas en cours. En fait, tu me manquais tout court » il enchaîne après un moment de silence. « Toi aussi tu me manquais quand tu n’étais pas en cours » je me précipite de lui répondre, tout en le serrant très fort dans mes bras. « Tu crois au destin ? » il me demande. « Je crois, oui… ». « Quand on s’est croisés dans la cour du lycée le premier jour, j’ai ressenti un truc bizarre, comme si on se connaissait depuis longtemps, depuis toujours, depuis une autre vie, comme si on avait été séparés et qu’un se retrouvait à nouveau, et qu’on se reconnaissait sur le champ ». Je me suis souvent demandé ce que Jérém me trouvait, pourquoi il m’avait choisi, moi, pour ses révisions. Et je me suis aussi demandé ce qu’un gars comme Jérém pouvait bien ressentir vis-à-vis de ma façon d’être, de ma personnalité. Désormais, je suis fixé. Et ça fait chaud au cœur. Je n’aurais jamais pensé qu’il me kiffait à ce point, qu’il me trouvait tant de qualités, qu’il appréciait tant de choses en moi, et qu’il avait tant de considération à mon égard. D’ailleurs, je n’imaginais même pas qu’on puisse me kiffer de cette façon, me trouver tant de qualités, et qu’on puisse avoir tant de considération à mon égard. Et surtout pas que je puisse toucher, ...