1. 0218 Tout peut prendre fin lorsqu’on s’y attend le moins.


    Datte: 04/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... tomber.
    
    « C’est dommage ».
    
    « On ira une autre fois » il annonce.
    
    « Promis ? ».
    
    « Promis ! ».
    
    De retour au chalet, nous faisons l’amour, un amour doux, tendre, câlin. Nous savourons à fond ces derniers instants ensemble avant la fin de ce week-end magique, avant le saut vers l’inconnu qui nous attend dans quelques heures à peine.
    
    Après l’amour, Jérém me regarde et me sourit. Son sourire est beau, adorable.
    
    « Pourquoi tu souris ? ».
    
    Pour toute réponse, il me fait un bisou.
    
    « A quoi tu penses ? ».
    
    « Tu es beau, Nico, et tu es vraiment un super mec ».
    
    « Pourquoi tu dis ça ? ».
    
    « Parce que tu as fini par m’apprivoiser ».
    
    C’est beau ce qu’il vient de dire, et ça me touche.
    
    « Ca n’a pas été une mince affaire ».
    
    « Il y a un truc qui m’a touché chez toi depuis toujours » il enchaîne, alors que mes doigts se glissent presque tout seuls dans sa toison de mâle.
    
    « C’est quoi ? ».
    
    « Ce sont tes yeux ».
    
    « Mes yeux ? ».
    
    « Tu as de grands yeux dans lesquels on lit tout ce que tu ressens. Tu as un regard rêveur, comme celui d’un enfant qui découvre le monde. C’est un regard un peu naïf, mais curieux, et qui se laisse émerveiller ».
    
    « Un peu trop naïf, peut-être… ».
    
    « Non, pas du tout. Tu es un gars timide et très sensible, tu es un gars à fleur de peau. Tu manques d’assurance, et ça te rend vraiment touchant ».
    
    « Merci ».
    
    Et alors que je n’ai pas encore totalement accusé le coup du bonheur apporté par ses mots, le bogoss ...
    ... enchaîne déjà :
    
    « Et pourtant, tu m’impressionnes ».
    
    « Moi… je t’impressionne ? T’as vu ça où, toi ? ».
    
    « Si, je te promets. J’aime ton côté fonceur et ta façon de ne pas te laisser décourager par les difficultés. J’aimais bien quand tu essayais de me tenir tête ».
    
    « Quand j’essayais de t’embrasser ? ».
    
    « Oui, par exemple ».
    
    « Et pourtant tu me jetais comme une merde ».
    
    « Je sais, et pourtant j’aimais ».
    
    « Si j’avais su… » je fais, sans pouvoir arrêter de caresser cette douce toison mâle sur ses pecs.
    
    « Tu as l’air de quelqu’un de doux, de fragile » il continue « et pourtant, tu as du caractère, tu sais ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. J’aime ton coté assumé ».
    
    « Je ne m’assume pas tant que ça, il n’y a pas grand monde à qui j’ai dit que je suis homo ».
    
    « Mais tu sais depuis longtemps que tu aimes les mecs et tu n’as jamais essayé de lutter pour être quelqu’un d’autre que toi-même. Franchement, je trouvais que tu étais courageux de supporter les moqueries au lycée ».
    
    « J’en ai pas mal bavé ».
    
    « Je sais. Mais j’ai toujours eu l’impression que même si tu en souffrais, tu acceptais qui tu étais ».
    
    « Quand on a commencé à me traiter de pd, je ne savais même pas ce que c’était. Je crois que je me suis vraiment accepté le jour où je suis tombé amoureux. C’est là que je me suis dit : pourquoi je m’interdirais de vivre ça ? C’est tellement bon d’être amoureux. Ce jour-là, c’était le premier jour du lycée, dès que je t’ai vu ».
    
    Pour ...
«12...181920...23»