1. Sonia, la vie, le rêve


    Datte: 03/07/2021, Catégories: fh, extracon, inconnu, copains, caférestau, amour, volupté, revede, pénétratio, fsodo, Auteur: David1, Source: Revebebe

    ... trouves-tu ?
    
    Je fus brusquement tiré de ma rêverie. Sonia était devant moi. Elle portait une longue robe noire, couleur qui mettait admirablement en valeur l’or de ses cheveux qu’elle avait laissé tomber en cascade sur ses épaules, ainsi que le vermeil naturel de ses lèvres et le bleu océan de ses yeux. Sur sa gorge, un collier argenté trônait avec beaucoup de goût sur un décolleté qui guidait le regard jusqu’entre ses seins. Plus bas, la robe moulait sa taille, sans la serrer, et descendait jusqu’à ses genoux, laissant nues des jambes fines et galbées et des chevilles dont la sensualité naturelle était rehaussée par l’élégance des chaussures ouvertes assorties.
    
    — Tourne-toi, un peu pour voir.
    
    Elle se tourna, mieux, elle virevolta dans toute la pièce, en riant aux éclats. Elle était sublime, si belle, si désirable !
    
    — Sonia, on dirait Cendrillon allant au bal !
    — Merci, mais j’ai déjà trouvé mon prince charmant. Je suis contente en tout cas que ça te fasse plaisir.
    
    Une fois au restaurant, je pris soin de faire asseoir Sonia avant de m’installer moi-même. Après avoir inspecté le menu, je hélai le garçon. C’était un tout jeune homme au sourire avenant, peut-être un étudiant qui avait là un petit boulot.
    
    — Alors les amoureux, je vous sers quoi ?
    
    Sonia étouffa un petit rire, mais je fus soulagé qu’elle ne détrompât pas le garçon sur la nature de nos relations. En fait, je me sentais très fier que l’on crût que j’étais aimé de cette femme superbe. C’était ...
    ... certes une illusion, mais si douce, pourquoi la briser trop vite ? Un regard vers Sonia me suggéra qu’elle comprenait. Illusion encore ? Je commandai, le garçon repartit.
    
    — Il est plutôt mignon, dit Sonia en me souriant.
    
    Nous passâmes une bonne partie du repas à nous rappeler nos souvenirs de fac. Puis elle me parla d’elle, de Philippe, de son mariage, de la naissance de ses enfants. Ses paroles me faisaient mal, mais je les buvais en tâchant de sourire. Je demandais même des détails supplémentaires, avide de tout savoir d’elle, et aussi pour éviter qu’elle me questionne sur ma compagne. Sa main, posée près de l’assiette, était si proche, pourquoi ne pas la saisir ? Je la regardai, son regard me troubla, mais elle continua de parler comme si elle n’avait rien remarqué. Mais pourquoi souriait-elle ainsi au garçon ? Evidemment, il était beau gosse, le genre qui brise les cœurs dans les cours de fac, le genre qu’il y avait dix ans, j’imaginais dans les bras de Sonia pour des parties fines inavouables. Je me sentais atrocement jaloux, du garçon, de Philippe.
    
    Le repas toucha à sa fin. Je me levai pour payer.
    
    — Attends-moi devant la porte. Il faut que j’appelle chez moi, mes petits trésors ne s’endormiront pas si leur maman ne leur souhaite pas bonne nuit.
    
    Je sortis donc seul. La rue était tranquille. La nuit tombait enfin, sans apporter de fraîcheur toutefois. Seul le passage de quelques rares voitures troublait cette paix qui m’envahissait, me replongeant dans ma ...
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