1. Sonia, la vie, le rêve


    Datte: 03/07/2021, Catégories: fh, extracon, inconnu, copains, caférestau, amour, volupté, revede, pénétratio, fsodo, Auteur: David1, Source: Revebebe

    — Bonjour, ça va ?
    — Bien, et toi ?
    — Il va encore faire chaud, aujourd’hui, on a raison de venir tôt alors que c’est encore supportable.
    
    En effet, la canicule qui sévit depuis plusieurs jours en cette fin du mois de juin allait encore rendre l’après-midi pénible. La climatisation était dans son état normal (en panne), et les grandes fenêtres, largement ouvertes sur l’ouest, allaient encore cet après-midi transformer mon bureau en four solaire. Mais, contrairement à ce que croyait mon collègue, qu’on ne voyait normalement pas avant 9 heures, je ne venais pas plus tôt que d’habitude, et je ne partirais encore une fois qu’assez tard. Cette habitude n’avait en fait pas plus de trois mois, et n’était pas due à un excès de travail, bien que je cherchasse à en abattre le plus possible, à la grande satisfaction de mon patron.
    
    Il y avait trois mois que Christine m’avait quitté. Mon appartement me semblait bien grand à présent, et tellement rempli d’elle. La solitude me pesait. La nuit, je rêvais d’elle. Aussi, je passais le plus de temps possible au bureau, je ramenais du travail chez moi, pour m’occuper l’esprit, mais aussi parce que mon travail était redevenu le centre de mon existence.
    
    La journée était belle, et promettait d’être particulièrement chaude. Comme chaque matin, je relevai mon courrier électronique. Sans me l’avouer, j’espérais un message de Christine. Soudain…
    
    Sonia… un courriel de Sonia… Je devais être sur une de ses listes d’une centaine de ...
    ... destinataires. Non, pour moi seul ! Je ne voulus pas lire le texte tout de suite. Je me renversai sur ma chaise, tandis qu’un flot de souvenirs me submergeait.
    
    C’était dix ans plus tôt, la première année de fac. La meilleure, sans doute, car nous ne redoutions pas encore suffisamment la pression des examens, de la réussite. Tout cela paraissait encore loin, devant l’ivresse de la jeunesse et de la liberté, et devant la seule préoccupation importante, les jolies filles. Sonia n’était pas seulement l’une d’elles. Elle était la plus belle, la plus féminine, la plus gracieuse, et elle aimait la vie, rire avec des amis, elle offrait à tous son beau sourire, sans penser à mal. Elle avait bien sûr bon nombre de soupirants, auxquels elle répondait, visiblement triste de devoir faire de la peine, qu’elle avait quelqu’un. Moi aussi j’étais amoureux fou d’elle, mais je n’avais jamais osé le lui dire, je tenais trop à pouvoir continuer à la voir régulièrement, à rire avec elle, en enfouissant dans mon cœur le feu qu’elle m’inspirait. Cependant, sa discrétion sur son compagnon, et même l’amitié somme toute superficielle qu’elle m’accordait comme à bien d’autres, nourrissaient mes fantasmes. Je lui inventais une autre vie, une face nocturne à son existence. Je l’imaginais menant une vie sexuelle débridée, offrant son corps sans retenue, chaque garçon à qui elle souriait devenait un amant d’un soir, et même moi qui n’osais lui parler de mes sentiments, je me voyais la conquérir lors d’improbables ...
«1234...9»