1. Vie de château


    Datte: 11/05/2018, Catégories: fh, inconnu, vacances, amour, revede, Voyeur / Exhib / Nudisme intermast, Oral pénétratio, double, Partouze / Groupe jeu, portrait, Humour historiqu, fantastiq, Auteur: MarcK, Source: Revebebe

    ... dont ils m’excluaient ?
    
    Soudain, comme réveillée d’un somme ancien, Barbella revint vers l’avant chercher un baiser de son homme, puis après encore quelques allées et venues dans cette position, les bras tendus sur l’oreiller, elle releva la tête et je fus presque sûr que, sous ses mèches, qui collaient sur ses joues, son menton, sa bouche humide, ses yeux charbonneux m’avaient saisi. Confirmant mon impression première, toujours mouvante mais maintenant avec cette douceur qui cherche à faire durer la jouissance, elle tendit en direction de l’ombre où je me trouvais un bras, une invitation à la ou les rejoindre.
    
    Alors que mes muscles tendus me faisaient basculer vers le lit, un éclair sur ma propre droite me bloqua net dans ma dérive. Dans la fente lumineuse dessinée par la porte de la chambre, une petite tête ronde tentait de pénétrer les ténèbres de la chambre. Sans un regard vers le couple, je bondis, ouvris la porte à la volée, poussais l’enfant avec le maximum de retenue que me le permettait mon état, pour refermer aussitôt derrière moi. Le gamin eut un sursaut : véritable diable sortant de sa boîte, j’étais peut-être effrayant, mais il ne poussa pas un cri ; il savait que j’étais là, il ne s’était pas égaré, mais Julie l’avait envoyé me chercher, constatant mon absence au moment où tout le monde quittait la chambre dite du Horla. Julie ? « La dame guide en mauve, voyons, tu n’écoutes pas ? » Pendant que je traînais systématiquement en arrière, les enfants, ...
    ... à ses bottes et lui prêtant l’oreille, avaient bien sûr appris son prénom et, avec leur toujours étonnante capacité à lier des amitiés éphémères, ils l’avaient déjà adoptée et ils la nommaient comme s’ils l’avaient toujours connue.
    
    Julie, tendue et inquiète, tenant ferme deux garnements qui brûlaient de remonter pour suivre leur camarade, nous accueillit par un sourire soulagé sitôt qu’elle nous aperçut en haut de l’escalier de bois desservant les communs, moi tenant l’enfant par la main, à moins que ce ne fut l’inverse. Sans un mot pourtant, elle tourna les talons et invita les enfants (avec moi ?) à rejoindre les autres dans la serre.
    
    Par ce temps, la chaleur ne tournant que progressivement à l’orage, la visite de la serre eût été une pure folie, si avec une atmosphère électrique, un petit vent, à peine un souffle, n’avait commencé à se lever et pénétrait en force l’édifice de verre dans lequel on avait créé un courant d’air. La guide tenait à nous y mener afin de nous faire admirer l’astucieux système mis en place pour assurer l’humidification constante d’une fameuse collection d’orchidées et autres plantes tropicales. L’atmosphère était à la limite du supportable et la complexité du réseau de tuyaux, de robinets, de thermostats et de vannes témoignaient des souffrances de la légendaire collection considérablement diminuée si j’en jugeais à l’aune des quatre ou cinq malheureuses phalaenopsis tristement survivantes, au milieu de fleurs en plastiques amenées en ...
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