1. Mon Apocalypse à Moi 10


    Datte: 05/04/2021, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: byDesonrage

    10
    
    Le bel été dardait ses rayons. Ernesto travaillait dur. Gay ne signifie pas fainéant ou lâche. Il avait vite adopté la 22 LR pour supprimer les zombies. Grâce à un raid sur un silo des environs , nous avions du colza. Et les filles pressaient une huile pure dans un pressoir à main qui finissait dans des jerrycans pour faire rouler les voitures. J'avais gardé ma camionnette, Ernesto avait pris celle du vieux Mercier, un retraité acariâtre que l'on avait trouvé mort et relevé dans son salon à côté du cadavre de sa saloperie de clébard qu'il avait déjà à moitié bouffé. Le hameau se portait bien, avec son vaste jardin qui produisait les légumes, les huit moutons entretenant les herbages sous la garde de Suzy. Suzy se déplaçait exclusivement à quatre pattes, avec des sortes de bottes en cuir et des mitaines. Elle dirigeait les animaux avec de petits cris et des sortes de sifflements. En fait, elle n'avait pas le choix. Après plusieurs mois pliés, les tendons de ses genoux s'étaient naturellement rétractés et elle ne pouvait plus tenir debout. Elle appréciait manifestement sa condition actuelle, passée de chienne fouettée en toute occasion à gardienne de troupeau. Le gros plug n'était plus nécessaire, son cul était toujours ouvert et elle devait s'accroupir plusieurs fois par jour pour expulser sa pâtée en enlevant momentanément sa queue. Avec ses cordes vocales abîmées par ses hurlements et les viols buccaux, elle ne pouvait plus parler et poussait pour communiquer de ...
    ... petits cris . J'avais effectué le chemin inverse dans l'évolution. Je jouais parfois avec elle, lui lançant une balle. Je finissais par la sauter, généralement, pour passer le temps.
    
    Je passais beaucoup de temps sur le sommet du château d'eau pour observer le monde. J'y avais monté un télescope, et je voyais clairement la communauté à sept kilomètres. C'était des babas cools , qui piégeaient les zombies dans des fosses, et les tuaient à l'arc. Ils avaient quelques vieilles pétoires, et nous avaient troqué les moutons contre un fusil à pompe et quelques boîtes de munitions. Je vis la bande armée leur tomber dessus un après-midi. C'était un groupe dépenaillé qui massacra les hommes et viola les femmes. D'une pression sur ma radio, je composais le code d'urgence, pour que chacun prenne sa place de combat et se regroupe vers la maison, l'endroit le plus sûr du hameau. Je regardais le sac de nos voisins par ces brutes sans imagination. Une des femmes s'enfuit, tenant une gamine par la main. Je vis le signe que fit un grand barbu à plusieurs de ses hommes. Ils étaient malins. Ils laissaient fuir quelques survivants pour que ceux ci les conduisent directement sur les voisins. J'hésitais à abattre les deux fuyardes , surtout que les barbares étaient une petite centaine. Mais de toute façon, ils nous trouveraient. Deux hommes se lancèrent sur les traces des fugitives . Je les vis poser des marques , de petits bouts de sac plastique ou de tissus. Je les désignais à Kévin. Il hocha la ...
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