1. Carole


    Datte: 13/01/2021, Catégories: fh, extracon, revede, Auteur: Seommane

    ... Sylvain lança :
    
    — Doucement, Carole, sinon je risque d’être dans une position très humiliante dans pas longtemps.
    — Quoi ? Qu’est-ce qu’il y… Ah oui, désolée, je ne m’étais pas rendu compte. Je dois être pas mal saoule.
    
    Le rouge aux joues, Carole tendit l’éponge à Sylvain qui continua d’enlever la tache ; la jeune femme se sentait honteuse comme jamais.« Qu’est ce qu’il m’a pris de faire ça ? Quelle honte… » Laissant Sylvain continuer son ouvrage, Carole se dirigea vers le salon pour trouver son mari endormi, la tête posée sur l’accoudoir.« Eh bien, voilà : super, la soirée ! » Sylvain la rejoignit quelques secondes plus tard ; il s’esclaffa en regardant son copain affalé sur les coussins, ronflotant doucement.
    
    — Bon, ben voilà : certaines choses ne changent jamais, dit-il.
    — Oui… Eh bien, il va m’entendre demain, celui-là !
    — Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave ; il est quand même deux heures, il est tard.
    — Vous vous trouvez toujours des excuses ; qu’est-ce qu’il aurait dit si c’était moi qui étais dans cet état !
    — Rien, je pense : il t’aime trop.
    
    Carole, gênée, laissa un moment de silence avant de répondre :
    
    — Oui, ben il va dormir là : ce sera sa punition. Tu veux une dernière bière?
    — Ma foi oui, je veux bien.
    
    Ils se dirigèrent vers la cuisine et s’installèrent au bar, l’un en face de l’autre. Sylvain, toujours d’humeur nostalgique, lui lança :
    
    — Ça me rappelle nos vieilles soirées, David et Julie qui s’endormaient comme des poules, et nous qui faisions le ménage.
    — Oui, comme tu le disais tout à l’heure, c’est un couche-tôt, il le restera.
    
    La discussion prit un tour nostalgique. Ils se remémoraient de bons moments ; Sylvain parlait de Julie, un pointe de regret dans la voix. Carole écouta longuement son ami s’épancher sur sa vie conjugale, sur les problèmes qui les avaient séparés elle et lui. Au cours de la discussion, elle se rendit compte que les yeux de Sylvain s’aventuraient de plus en plus sur sa poitrine de jeune fille, de façon très furtive, très discrète, comme seuls les hommes peuvent le faire.« Il me mate ; il n’a pas si changé que ça, en fin de compte. » Carole, comme toutes les femmes, feignit de ne pas voir le manège de Sylvain et continua d’écouter les raisons de la rupture de son ami.
    
    — Tu comprends, j’avais des besoins, je la désirais ; mais elle, non, elle ne voulait presque plus.
    — Ça arrive dans tous les couples, tu sais…
    — Une fois par mois ?
    — C’est vrai que ce n’était pas beaucoup.
    
    Carole et Sylvain discutèrent encore un long moment car elle sentait qu’il en avait vraiment besoin, puis ils se levèrent pour aller se coucher. Carole alluma la petite lampe de chevet sur la table de nuit, puis se dirigea vers la porte de sa chambre. Sylvain passa dans le couloir pour rejoindre la chambre d’amis. Elle entendait le ronflement de son mari dans le canapé.« Comment a-t-il pu se mettre dans un état pareil ? S’il n’y avait eu que le punch, mais il s’est jeté sur le vin comme un assoiffé ...
«1234...»