1. Un été à Luxey


    Datte: 17/11/2020, Catégories: Première fois Auteur: byMyriam Brunot

    Luxey, dans le département des Landes, à 100 kilomètres au Sud de Bordeaux est un village habité de moins de 700 personnes et entouré de forêts usagères plantées de pins, très chaudes en été, et désespérément plates. Des maisons sans style sont posées au milieu de parcelles clôturées. Rien n'est plus déprimant que le mortel silence qui règne l'après-midi au moins d'Août. L'ennui suinte des bâtiments endormis, tout comme la sueur de notre peau lorsque l'on fait le plus petit effort.
    
    J'avais 19 ans, cela remonte à une dizaine d'années. J'avais accepté de passer deux semaines chez une tante âgée pour lui faire la cuisine et l'aider à la toilette pendant que sa fille était partie en randonnée au pied d'un volcan africain. La tante dormait habituellement l'après-midi, mais j'avais pour consigne de la surveiller et d'appeler un médecin au moindre signe de malaise. Heureusement, ma jeune cousine Lena qui habitait à une dizaine de kilomètres était restée avec ses parents. Elle allait venir me sauver d'un ennui océanique.
    
    La maison voisine était en cours de restauration. Son nouveau propriétaire avait entrepris de refaire une terrasse, et du premier étage de la maison, je pouvais le contempler au travail. Quel beau mâle! Son torse nu, bronzé comme par quinze jours en mer, était brillant de sueur. Son short de coureur à pied en était tout humide et lui collait aux fesses. Les échancrures dégageaient complètement ses cuisses dorées couvertes d'une toison fournie de boucles rousses. Le jeu de sa belle musculature et les contractions de ses fesses puissantes, il n'en fallait pas plus pour faire baver ma chatte et folâtrer mes idées.
    
    Il viendrait à moi, je serais propre et fraîche au sortir de la douche, il m'enlacerait puissamment et me poisserait de sa sueur de mâle, son haleine sentirait la bière et le tabac
    
    (je ne fume pas)
    
    et ma langue se trouverait toute engluée de son épaisse salive. Sans un mot il plongerait dans mon ventre affamé son sexe gonflé par la chaleur et le travail manuel, et il gorgerait mon vagin d'une grande giclée de foutre.
    
    Je dois dire que je suis toujours attirée par les ouvriers et les odeurs qui les marquent. Avec un menuisier ou un charpentier, je me crois en forêt. La peau d'un plombier ou d'un garagiste est toujours imprégnée d'une odeur de métal, de graisse à souder et de cambouis qui se mêle à celle de l'effort physique. J'aime être palpée vigoureusement par des mains rugueuses, habituées à faire plier la matière. J'aime que la peau blanche et soyeuse de mes cuisses et de mes seins soit maculée de traces de graisse, ce qui témoigne d'une étreinte vigoureuse dont les intellectuels ne sont pas capables. J'ai récemment offert un pourboire en nature à un jeune plombier dont la voix cassée par la fumée et l'accent parisien des faubourgs m'avaient allumée. Pendant qu'il travaillait, je suis partie changer mon jean pour une mini-jupe de gamine et je suis allée, sans culotte, m'accroupir à côté de lui pour lui demander ...
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