1. Confiance et liberté


    Datte: 17/10/2020, Catégories: fh, couplus, cocus, hotel, Voyeur / Exhib / Nudisme pénétratio, confession, cocucont, Auteur: Tito40

    ... avant que j’aie eu le temps de répondre, elle a lâché :
    
    — Oui, nous nous sommes rencontrés dans métro, n’est-ce pas ?
    
    Il m’aurait fallu un siège. Elle si légère, et moi si lourd. Mes jambes ne me portaient plus. Comment pouvaient-ils m’avoir vu dans le métro ? Comment pouvaient-ils s’en souvenir ?
    
    Le mari a demandé une coupe pour moi et me l’a tendue. Lui et son épouse ont levé leurs verres pour trinquer avec moi. Je ne savais quoi dire. Encore moins quoi penser. Le mari a ajouté :
    
    — Vous nous connaissez mieux que nous ne vous connaissons, n’est-ce pas ?
    — Euh…
    — Vous nous avez suivis l’autre soir, non ?
    — Euh…
    — Vous étiez encore là quand nous sommes sortis de l’hôtel, je me trompe ?
    — Euh, vous devez confondre.
    — Je ne crois pas non. Qu’avez-vous pensé de nous ?
    — Euh, rien.
    — Soyez honnête. Vous nous suiviez depuis la sortie du cinéma. Vous êtes resté dans la rue à nous attendre devant le resto. Vous nous avez suivis dans la rue puis dans le métro, puis jusqu’à l’hôtel où nous avons passé quelques temps. J’avais une bombe lacrymo dans la poche au cas où. Vous nous inquiétiez. Puis finalement on vous a perdu de vue. Vous nous vouliez quoi ?
    — C’est-à-dire que… Je m’excuse
    — Excuses acceptées. Mais pourquoi ?
    — …
    — Dites-nous…
    
    Sa femme me regardait d’un air amusé. Elle était encore plus belle de près et son odeur enivrante.
    
    — J’ai l’habitude d’observer les gens, juste comme ça, et vous m’avez intrigué.
    — Vraiment. Mais encore ?
    — Eh bien vous aviez l’air tellement heureux. J’ai voulu partager un peu votre bonheur en vous suivant sans but.
    — Partager ?
    — Oui. Enfin, profiter si vous voulez…
    — Je veux bien mais je ne comprends pas.
    — Moi non plus, monsieur…
    — Appelez-moi, Jacques.
    — Bien Jacques. Je ne sais pas ce qui m’a pris, pardonnez-moi.
    — Mais vous êtes déjà pardonné. Savez-vous ce que nous avons fait avec le jeune homme qui nous attendait rue Martre ?
    — J’imagine mais ça ne me regarde pas.
    — Vous imaginez. Tiens donc…
    — Oui, enfin je me suis dit que vous deviez être candauliste.
    — En effet, vous avez compris. Je suis exactement ça. Ça vous a choqué ?
    — Pour être franc, oui. Moi, je suis un jaloux maladif.
    
    Il m’a laissé quelques instants à mes pensées, semblant se délecter du malaise dans lequel leur approche m’avait plongé. Incapable de prononcer le moindre mot et même de bouger, j’attendais que le ciel me tombe sur la tête.
    
    — Je comprends que pour un jaloux, ça doit être terrible.
    — Oui, en effet.
    — Vous pensez que nous sommes fous ?
    — Pour être honnête, oui un peu. C’est votre femme quand même !
    — Ma femme. Comme ma voiture, ma veste, mon avenir. Il ne s’agit pas d’une propriété. Je dois la mériter chaque jour et réciproquement. Nous ne nous appartenons pas et nous souhaitons d’abord le bonheur et l’accomplissement de l’autre.
    — Euh, bon…
    — Si vous aviez une épouse sportive de haut niveau, vous seriez fier d’elle et vous l’encourageriez, non ?
    — Euh, oui…
    — Vous seriez heureux ...
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