1. Toussaint, fête de tous les seins ?


    Datte: 31/07/2020, Catégories: grp, uniforme, campagne, autostop, Oral double, Partouze / Groupe confession, occasion, Auteur: RobertAnne92

    Chaque année vers la Toussaint, je me rappelle cette aventure. Cela s’est passé en 1971. Vous voyez, cela ne date pas d’hier et pourtant chaque moment est gravé dans ma mémoire comme si c’était de la veille. J’avais 25 ans. Soyez assez gentils pour ne pas faire le calcul. Oh, après tout, si, calculez. Bravo vous avez gagné : j’ai 66 ans. Juste un mot pour les sceptiques. Oui, le sexe à 66 ans, c’est encore super bon. Oui, je jouis souvent. Oui, mon Paulo, c’est mon mari, me prend comme un jeune fou, mais avec une endurance qui m’éblouit à chaque fois.
    
    Mais ce n’est pas le sujet. Écoutez, jeunes prétentieux et prétentieuses, qui croyez avoir tout inventé. Comme si, avant internet, on était ignorantes et inexpérimentées.
    
    Ce vendredi soir de vacances de la Toussaint, j’étais sur l’A6 pour aller à Dijon où je devais retrouver ma mère et mon petit garçon. Juste une parenthèse pour dire que j’étais mère célibataire, nommée enseignante à Paris et que ma mère gardait mon bébé pendant ce temps. J’avais prévu d’arriver avant 22 h mais le sort en a décidé autrement.
    
    D’abord, énorme bouchon au niveau d’Auxerre et bien sûr, pas d’infos. Je décide de sortir à Auxerre-sud pour prendre la nationale. Chablis, Tonnerre, Ancy-le-Franc sont traversés sans encombre. Patatras, ma voiture s’étouffe puis cale en pleine campagne. Je ne suis pas bricoleuse, et donc je n’ai que le choix de faire du stop. Il caille et aucune voiture ne se présente. Eh oui, c’était avant le téléphone portable ! Enfin des phares. Un camion. Un camion militaire. Un homme en descend, en uniforme, ce qui me rassure un peu.
    
    Je vous passe les discussions et les tentatives de redémarrer ma satanée voiture. Rien ! La panne est bien confirmée. Pas une panne d’essence pour femme écervelée. Il me propose de me poser à un hôtel. Nuits-sur-Armançon n’est pas loin et c’est le village où est sa caserne. « Damned », comme dirait Mortimer, l’hôtel est plein. Ceux des environs aussi. Je fais la tronche. Dormir dans ma voiture avec ce froid de canard, merci bien.
    
    Alors le militaire, sergent-chef, s’il vous plaît, Paul pour les intimes me propose de me loger. Pas dans la caserne, bien sûr. Mais avec des amis, il loue une maison en campagne pour leurs courtes permissions. Bien sûr, maintenant je refuserais, mais à l’époque j’étais plus jeune et surtout le monde semblait moins fou qu’aujourd’hui. Enfin trente minutes plus tard, il m’installe dans cette maison, glacée mais avec l’espoir que le feu de cheminée et le poêle à bois réchauffent vite les pièces. Pas de chauffage central mais le téléphone, privilège de l’armée. Je peux appeler ma mère et la rassurer.
    
    Mon charmant militaire se propose même de s’occuper d’appeler le garagiste du coin.
    
    Assez étrangement, je passe une nuit sans rêves ni angoisses et pourtant je suis au bout du monde, isolée. Le matin, la température est plus agréable. Cheminée et poêle ont été réapprovisionnés. Des croissants et du pain m’attendent sur la table, ...
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