1. Marie, ah Marie ! (1)


    Datte: 30/06/2020, Catégories: fh, hplusag, hagé, fépilée, vacances, cérébral, nopéné, confession, Auteur: Tonton

    ... vie là-bas, pourquoi je suis revenu, où je vais m’installer, que si je veux je peux venir quelque temps, ici chez eux, y a de la place. Mais bien sûr, si vous saviez, mon dilemme, ma tentation, vous me jetteriez dehors.
    
    De la maison, mon amie, la tante, m’appelle :
    
    — Ton téléphone arrête pas de vibrer, y en a une qui s’inquiète, me dit-elle en rigolant.
    — Euh merci, oui, oui, je vais voir.
    
    Trois texto :
    
    Bah tiens, si tu savais !
    
    Qu’est-ce que tu veux que je te dise, que tu es belle comme le jour, que j’ai envie de te prendre comme une chienne que tu es, mais que tu mérites mieux que cela ? Que je suis pas celui que tu crois et surtout, surtout, je suis un vieux con. Qu’est-ce que tu attends de moi, qu’espères-tu ? Qu’imagines-tu ?
    
    Mais je vais te laisser là, rien de moins.
    
    Ah là, je sais plus quoi opposer, vous feriez quoi à ma place ? Oui, je sais, certains vont dire : « trouve une excuse et barre-toi ». Mais, mais je suis un éternel romantique et la demoiselle en détresse me fait fondre, surtout si elle a un petit cul.
    
    La chambre ? Nan, faut pas. Dans une chambre, c’est intime, comme un cocon. Dans une chambre, hein, vous faites quoi dans votre chambre, vous ?
    
    Je lui réponds que je veux bien parler, mais dehors, dans le jardin, au milieu des autres. Je serai à son écoute, si elle besoin de moi je serai là.
    
    La voilà, la grande sauterelle, elle a quitté ses lentilles pour une paire de lunettes. Ses yeux sont un peu rouges. Ainsi, elle fait très fille sage. Je m’empêche d’avoir des idées,« comme en tailleur elle serait parfaite », non, elle a toujours son jean, moulant à l’extrême, et son petit, très petit haut. Elle approche de moi avec un demi-sourire, un peu boudeur. Pour me donner une contenance, je sors une cigarette et là elle me crucifie.
    
    Face à moi, elle se tourne de profil, prend appui sur une jambe, remonte sa hanche délicatement, comme si elle offrait son petit derrière à ma vue et sort son briquet de sa poche arrière et elle me le donne. C’est fort d’érotisme, ce petit déhanchement, sensuel, élégant, ce regard. Ah, ce regard ! L’air de dire, « tu vois ce que tu perds ».
    
    J’en rougirais presque, ça y est je bande encore, mes pensées se bousculent, j’allume ma clope et file à la tireuse prendre une bière. Je demande à la cantonade si quelqu’un en veut, évidemment Marie :
    
    — Oui, moi, je veux bien que tu me serves.
    
    Je lui rapporte son verre et là elle m’entraîne vers le fond du jardin. Nous marchons doucement en discutant tranquillement. La teneur de la conversation est un peu pesante, la défection de son père dans son rôle, sa mère, que je connais à peine, qui n’est pas stable dans ces relations, son frère qui s’enfonce dans la déprime, elle tient cela à bout de bras et c’est lourd pour elle, pauvre petite.
    
    Intérieurement je m’insulte, elle a juste besoin d’une oreille et d’une épaule, d’un tonton qui donne des conseils et moi je m’imagine des trucs salaces, pauvre vieux con que tu es. Je ...