1. Marie, ah Marie ! (1)


    Datte: 30/06/2020, Catégories: fh, hplusag, hagé, fépilée, vacances, cérébral, nopéné, confession, Auteur: Tonton

    ... signe, une pluie de grêle, un tremblement de terre, la foudre, je sais pas, mais envoie un signe…
    
    Rien, de rien !
    
    Alors je réponds :
    
    — Tu es surtout trop jeune et la nièce de mes meilleurs amis. De plus, je suis invité par tes grands-parents, cela me paraît suffisant, point.
    
    On déjeune copieusement arrosé, une petite sieste s’impose. Je sombre doucement dans le sommeil. Ce soir notre deuxième pote arrive et là les choses sérieuses vont commencer.
    
    Je suis dans un demi-sommeil, entre rêves et réalité, je suis bien dans ma torpeur. Je fais surface, doucement, rien ne presse… Ah la joie de ne rien faire !
    
    Mais y a un truc qui cloche, je sens comme une présence dans mon dos, une chaleur animale. Hé, hé, le chien a profité pour me rejoindre. Cela me rappelle des souvenirs, quand je gardais la maison et le chien des enfants, le gros, venait me rejoindre la nuit, parce que la nuit, tu dors et tu ne dis pas non.
    
    Mais là, c’est juste collé contre moi, cela épouse parfaitement mon dos, la courbe de mes reins, mes fesses et mes cuisses. Et puis, c’est léger, aérien, alors que dans mes souvenirs le gros est plutôt affalé contre moi. Un doute s’immisce en moi,non, non, arrête de rêver, bah tiens, ce n’est pas un rêve, Marie est vraiment là, dans mon lit, allongée contre moi.
    
    Je crois que la dernière fois où je suis sorti d’un lit aussi vite, c’est parce qu’un serpent y était aussi… et là, c’est tout aussi dangereux, voire même encore plus dangereux !
    
    Je suis debout au bord du lit et elle me regarde avec un regard, mais un regard de… de… bin, de salope ! Oui, de salope assumée ! Loin de la gamine, non là vraiment, la femme-enfant dans toute sa splendeur, tentatrice, sûre d’elle, de son pouvoir, de l’attraction qu’elle a sur les hommes, sur un homme.
    
    J’enfile à la hâte mes claquettes et sors de la chambre, lâche que je suis, surtout conscient que je bande comme un cerf, que mes idées sont tout sauf chastes et que des images me traversent l’esprit que je censure moi-même.
    
    Respire, respire lentement. Réflexion, concentration.Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as peur d’une femme ! Nan, j’ai peur d’une gamine diabolique. Mais tu as déjà eu des jeunes filles dans tes bras. Oui, bien sûr, mais tu avais trente ans de moins et pas dans une maison pleine de famille, d’amis. Nan, pas comme ça ! J’ai l’impression de trahir, de bafouer des valeurs, d’être le dernier des salauds, mais aussi simplement un homme et là, c’est un cadeau, un vrai beau cadeau. Vieux machin, tu commences à y croire. Non, mais tu t’es vu, avec ta gueule ridée et ton début de brioche ? Bin, oui, pas si mal. Qu’est-ce qu’il est con ! En plus, il devient gâteux, il croit au père Noël. Nan, mais à la mère Noël, oui !
    
    Tout le monde ou presque est dans le jardin, les gamins me refilent une bière, histoire de se mettre dans l’ambiance. On est loin de l’apéro, y a des coins partout pour s’asseoir. Je rejoins les anciens, enfin les plus anciens que moi, on parle tranquille, la ...