1. La première rencontre


    Datte: 29/06/2020, Catégories: fh, fplusag, forêt, Oral init, Auteur: Lucien Ramier

    ... mystère du féminin tant du point de vue physique et anatomique que psychologique.
    
    Le soleil du mois de mai fait jaunir les genêts dans les bois de pins du côté de Talence ou de Mérignac. Ce samedi après-midi, je prends mon vélo et mon livre et me voilà seul à l’orée d’un bois.
    
    Le film vu la veille au soir dans un cinéma du cours Alsace-Lorraine s’intitulait « Du soleil sur la peau ». Des jeunes filles savouraient la nudité sur une plage au soleil. Ce film, osé en 1961, est alors classé « pour adulte ». C’est en pensant à ce film que j’ai l’idée de venir dans ce coin retiré pour essayer le nudisme et les bienfaits du soleil sur ma peau, en me plongeant dans mon nouveau livre.
    
    « Personne ne va me déranger derrière ces genêts en fleurs. »
    
    J’enlève ma veste et je m’allonge sur l’herbe pour commencer la lecture. Le premier chapitre explore en détail les particularités du sexe masculin :
    
    Le corps du pénis est la verge, terminée par une extrémité arrondie : le gland, recouvert en partie par le prépuce : capuchon de peau flasque prolongeant celle du pénis.
    
    Tout en lisant cette phrase je me décide à explorer plus précisément mon propre sexe. Personne à l’horizon dans ce coin. Le champ est libre. Je me déshabille complètement pour profiter en même temps du soleil. Est-ce cette nudité et la chaleur des rayons solaires ou l’imagination d’une présence féminine, toujours est-il que mon pénis commence à prendre une certaine importance. Il ne lui faudrait pas grand-chose pour devenir tout raide et que je me masturbe.
    
    C’est à ce moment précis que je ressens comme une présence. J’ai l’impression que quelqu’un m’observe. Un bruit dans le buisson me fait chercher d’instinct mon slip qui doit se trouver à portée de main. Je renonce à le chercher plus avant, car je m’aperçois que le bruit dans les genêts est celui d’un petit chien Labrit. Il y en avait un semblable dans la ferme de mes parents. L’animal vient vers moi et se met à renifler mon livre posé près de ma cape cycliste. C’est alors qu’il me vient à l’esprit que l’animal ne doit pas se promener seul. Son maître n’est sans doute pas très loin. Sous la cape cycliste je retrouve enfin mon slip que j’enfile avec précipitation et aussi avec peine car l’érection se corse. J’aperçois alors à moins de cinq mètres une jeune femme en jupe courte blanche qui doit être la maîtresse du labrit. Son apparition me fascine. C’est la beauté de mes rêves. Son corps est bronzé et ses seins semblent libres sous son corsage blanc qui les cache à peine.
    
    Impossible de m’habiller davantage, je n’en ai pas le temps. Je suis rouge d’émotion, je me sens bête et je me dis qu’elle va me prendre pour un vrai « fada » ou un satyre, dans cette tenue, en slip sous-vêtement blanc, à l’orée de ce petit bois.
    
    La jeune femme approche. À mon grand étonnement, elle ne paraît ni gênée ni surprise de me trouver là et dans cette tenue insolite.
    
    Voyant que je caresse son petit chien Labrit, elle me dit :
    
    — Je vois que ...