1. La Cabane Aux Fées


    Datte: 31/10/2026, Catégories: Gay Auteur: LonelySins, Source: Literotica

    ... tranchant avec la surface foncée. Ma ? Me ? Sans doute, se dit-il, mardi et mercredi. Un rendez-vous arrangé par gravures interposées ? C'était étrange. Soudain, Noé sentit une vague de panique l'envahir. Deux pensées venaient de le frapper. La première, c'était que quelque chose de louche se tramait, une affaire dans laquelle il valait mieux ne pas tremper, une histoire de drogue ou de trafic quelconque. La seconde, c'était qu'on était mardi, et qu'il était 21 heures 30.
    
    Il se précipita au rez-de-chaussée, le cœur battant à tout rompre, incapable de rationaliser et de prendre le temps de réfléchir. En quelques instants, il rassembla toutes ses affaires, remit la casserole à sa place, tapota le lit pour effacer le creux qu'il y avait formé en s'asseyant dessus. Mon dieu, se dit-il, j'espère que je n'ai pas laissé trop de traces de mon passage à l'extérieur. Et la trace dans l'herbe quand je suis allé à la rivière ? Mais il ferait nuit bientôt, on ne la remarquerait plus. Il balaya la pièce du regard, constata qu'on ne pouvait pas deviner qu'il y était passé. Il respira un peu mieux. Soudain, il se sentit stupide. Un trafic de drogue, dans ce petit refuge perdu dans la montagne ? Est-ce que ce n'était pas une parano absurde de citadin ? Mais il n'arrivait pas à retrouver tout à fait son calme. Tant pis, il avait profité de la rivière, il avait mangé et s'était bien reposé. Il pouvait bien repartir et aller dormir à la belle étoile un peu plus loin.
    
    Il hissa son sac sur ...
    ... son dos et, après un dernier coup d'œil teinté de regret à la cheminée, il referma la porte derrière lui. Avant de partir, il remonta rapidement devant le grenier pour vérifier qu'il avait là aussi tout remis en place. Tout était bon, la double porte bien refermée, son passage insoupçonnable. Il était temps d'y aller, 21 heures 45, le temps pressait. Et pourtant, brusquement, il se sentit pris d'une langueur inexplicable, d'une inertie qui l'empêchait de tourner les talons, comme dans ces rêves où l'on essaie de courir sans jamais avancer. Ses jambes restaient obstinément immobiles, son regard fixé sur les panneaux de bois. Les yeux écarquillés, il se vit tendre la main, tirer de nouveau la porte. Une petite pointe de panique se réveilla de nouveau quand il comprit qu'il ne partirait pas. La même curiosité brûlante qui le poussait depuis des jours à marcher toujours plus loin et grimper toujours plus haut s'était réveillée, plus puissante que jamais. Ce n'était pas que ses jambes refusaient de bouger, non, c'était qu'elles acceptaient de le faire seulement pour passer les planches du petit pont, franchir le seuil et revenir dans le grenier.
    
    Il referma la porte derrière lui, la tirant soigneusement. Il commençait à faire sombre, à l'intérieur de la pièce, et il attendit que ses yeux s'habituent à l'obscurité. L'impression d'être dans un rêve ne le quittait pas. Trop tard pour partir, maintenant. C'était plus fort que lui, une part de lui qu'il ne contrôlait pas, qu'il ne ...
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