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La Cabane Aux Fées
Datte: 31/10/2026, Catégories: Gay Auteur: LonelySins, Source: Literotica
... tiges, les campanules, les ombellifères et les orchis. Il froissait entre ses doigts les fines feuilles du fenouil sauvage pour en sentir la fragrance anisée, cueillait des fraises des bois le long de chemin et les gobait après un rapide lavage à l'eau claire. Le beau temps se maintenant, le vent frais lui soufflait agréablement sur la nuque. Le chemin était caillouteux mais bien tracé, et serpentait le long de la pente en longs lacets faciles à gravir. Il fit quelques courtes pauses, but de l'eau, grignota un biscuit. Mais il était incapable de résister longtemps à cette pulsion sans nom qui lui brûlait la poitrine et le faisait toujours se relever vite, des fourmis dans les jambes, déjà impatient de reprendre son ascension. Après quelques heures, il avait laissé derrière lui les vastes champs dorés et la forêt dense de conifères, et suivait le sentier qui serpentait dans des prés d'altitude, encore émaillés de grands sapins. Là-haut, la roche dénudée l'attendait toujours. Il ne l'atteindrait pas aujourd'hui. A la même hauteur que lui, à ce qui lui semblait être quelques kilomètres vers l'ouest, quelques maisons se nichaient dans un creux de la roche en un modeste village. Il était étonné de voir des habitations à une telle hauteur, mais aussi conscient qu'il ne connaissait au fond que très peu de choses de la montagne et que cette surprise était sans doute liée à son ignorance. Il avait cru, en repartant le midi, que ce soir-là il serait trop haut pour trouver un ...
... refuge, qu'il dormirait cette fois-ci sous sa tente, à même le sol rocailleux. Mais soudain, alors que la lassitude commençait à rendre ses jambes lourdes et qu'il songeait à s'arrêter pour la nuit-là, elle fut là, au détour du sentier. Une petite maison en pierre et en bois à flan de coteau, au pied d'un grand sapin qui la faisait paraître minuscule, la prairie devant elle s'incurvant doucement pour descendre jusqu'à un ruisseau qui bondissait sur les rochers. Il sut immédiatement qu'il s'arrêterait ici pour la nuit. D'une base carrée en pierre, le refuge s'élevait ensuite en un étage en bois sombre, foncé par les ans mais encore en parfait état autant qu'il put en juger. Celui-ci était percé d'une unique petite fenêtre sur le côté, et on pouvait y accéder par l'arrière de la bâtisse directement par une passerelle de bois qui s'appuyait sur le haut de la pente. Noé pensa qu'il s'agissait sans doute autrefois d'une remise à foin ou d'une étable. Dans la prairie, au milieu des hautes herbes et des fleurs sauvages, on voyait la trace d'herbes couchées qui menait à la porte principale. Il s'y engagea avec un frisson de joie à l'idée d'une soirée bien au chaud -- les nuits étaient fraîches, malgré son sac de couchage épais. La lourde porte en bois s'ouvrit sans peine, dévoilant un intérieur sombre mais bien rangé, équipé du strict nécessaire : deux lits simples superposés le long d'un mur, une table au bois massif patiné par les ans, des chaises du même âge ; un coin cuisine ...