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La Cabane Aux Fées
Datte: 31/10/2026, Catégories: Gay Auteur: LonelySins, Source: Literotica
Les cailloux roulèrent sous son pied tandis que Noé franchissait d'un élan les derniers mètres qui le séparaient du haut du raidillon. Il s'arrêta un instant, le souffle court, les jambes agréablement douloureuses suite à l'effort de cette ultime montée. Le soleil était au zénith et lui cuisait la peau, mais le vent était frais, presque froid, le temps parfait. Depuis son départ quatre jours plus tôt, la météo lui avait souri, et il était tellement heureux d'avoir échappé à la chaleur caniculaire de la grande ville qu'il en ressentait régulièrement un frémissement de joie irrépressible au cours de la journée. Il avait pensé, d'abord, faire des petites étapes les premiers jours, puis une pause pour se ménager, mais chaque jour qui passait, il avait l'impression que ses muscles se déliaient, ses poumons s'emplissaient de plus en plus d'air pur, il se réveillait tôt, l'esprit vif et impatient de se remettre en route. Alors il avait écouté son corps, et voilà qu'il était parvenu plus loin en ce cinquième jour qu'il n'avait prévu de le faire en une semaine, dans une région qu'il ne connaissait pas et qu'il avait décidé de découvrir au gré des sentiers de randonnée, sans plan précis. Pour le moment, il avait toujours trouvé un refuge ou une grange où dormir le soir, et même si une partie de lui lui criait qu'il était imprudent de partir ainsi à l'aventure sans plan précis, en vérité il en était secrètement ravi. De toute façon, il y avait toujours un village dans les ...
... environs, où refaire ses stocks de nourriture, et où il pourrait demander de l'aide en cas de souci. Pour l'heure, il était temps de faire une pause. Il remarqua un grand rocher saillant du sol à quelques dizaines de mètres, et parcourut rapidement la distance qui l'en séparait pour aller s'asseoir à son ombre. Tandis qu'il grignotait quelques provisions, le dos appuyé contre la roche, il contempla le paysage sous ses yeux. Juste devant lui, un grand champ doré de graminées ondulait sous le vent, entouré d'une haie de feuillus. Plus loin, la roche affleurait, puis il devinait des alpages avec quelques vaches dont il entendait faiblement les cloches carillonner. A cette distance, on aurait dit le gazouillis d'un cours d'eau. Un peu plus bas le long du flanc de la montagne, des chalets se dressaient, prêts à accueillir les foules des skieurs en hiver, désertés en cette saison. Derrière lui, il sentait leur présence même sans les voir, se dressaient les sommets dénudés, sans un arbre, la pierre grise qui l'attirait depuis ce matin et lui donnait envie de grimper toujours plus haut. Son repas avalé, il s'obligea à boire une bonne quantité d'eau, puis se releva et hissa son sac sur son dos. Mû par cette énergie qu'il ne se connaissait pas et le poussait depuis des jours, il se remit en marche. Au fil de l'après-midi, il grimpa lentement, d'un rythme constant pour mieux ménager sa peine. Il prenait le temps d'admirer la flore sauvage, les gentianes jaunes dressées sur leurs longues ...