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Perdue dans les brouillards de l’automne
Datte: 26/10/2026, Catégories: #fantastique, Auteur: Calpurnia, Source: Revebebe
... enfoncer dans le vide interplanétaire. J’espère que Bill sait où il va, parce que je n’ai rien d’une héroïne de roman et commence à ressentir le mal de l’espace. Je biberonne ma bouteille d’absinthe pour tenir le coup. Enfin, nous rejoignons ce qui semblait de loin un point brillant, mais minuscule, et s’avère de plus près un immense vaisseau spatial constitué d’une roue tournant sur elle-même. Bill cherche un endroit discret pour se poser. — C’est la base principale du SMOG, l’organisation que dirige miss Ylang-Ylang. Il faut qu’on fasse gaffe à ne pas se faire repérer, sinon ils vont nous tomber sur le râble dès notre arrivée et nous faire notre fête comme au commandant. Il approche notre véhicule d’une porte située près du moyeu de l’immense roue. Puis nous nous immobilisons et restons attentifs à tout signe d’intervention de la part de notre adversaire. Rien ne bouge. — Comment comptez-vous entrer, sans combinaison spatiale ? Il ouvre la boîte à gants et en extrait deux masques à oxygène, avec des casques à visière, et des gants. — Pour les quelques secondes que nous allons passer dans le vide, ça devrait suffire. Désolé, capitaine, je n’ai rien de mieux à vous proposer. Il faudra vider vos poumons et respirer très peu à travers le masque, si vous ne voulez pas risquer une embolie. Pas très rassurée par ces propos, et par ailleurs torturée par une grosse envie de faire pipi, je revêts l’équipement qu’il me tend, et lorsque nous sommes prêts tous les ...
... deux, il ouvre la portière. Nous sommes immédiatement éjectés par la dépressurisation contre la paroi métallique. Bill trouve un bouton, appuie dessus. Une porte s’ouvre, nous nous engouffrons dans l’ouverture qui se referme derrière nous. L’air nous entoure à nouveau. J’ai mal aux oreilles. Mais pas le temps de me plaindre. Il n’est pas simple de remplacer Bob Morane ! Même pour aller sauver celui-ci… Bill et moi nous faufilons dans un dédale de coursives à peine éclairées de rouge. Lorsque des hommes du SMOG croisent notre chemin, dans leurs uniformes gris, il nous faut nous cacher, puis progresser de nouveau dès que la voie est libre. Au début, la gravité est faible, mais au fur et à mesure que nous montons les étages au moyen d’échelles qui n’en finissent pas, nous la ressentons de plus en plus, jusqu’à revenir à une pesanteur terrestre. À force d’explorer ces lieux qui sont immenses, nous finissons par découvrir ce qui ressemble à un laboratoire. Dans l’une des salles, des gens sont enfermés dans des tubes de verre, inconscients, reliés à de nombreux capteurs, et flottant dans une sorte de liquide amniotique. — Cette science est fascinante, dis-je d’une voix blanche. — Chut ! Il faut trouver le corps de Bob. Peut-être est-il encore ici. — Je crois que je l’ai trouvé, dis-je fièrement après quelques minutes de recherche. — Ce n’est pas lui ! Il est plus jeune que ce monsieur ! Quelqu’un, sans doute tapi dans l’ombre, s’avance derrière Bill avant que j’aie le ...