1. Cette expression à la con...


    Datte: 22/10/2026, Catégories: #initiatique, fh, collection, Auteur: Samir Erwan, Source: Revebebe

    ... jamais.
    
    Elle s’est levée. Elle m’a regardé. J’ai suivi. Dans la rue, elle marchait vite. On n’a pas parlé. Arrivée chez elle, elle a claqué la porte. J’ai attrapé sa nuque, elle m’a sauté aux lèvres. Nos bouches s’écrasaient l’une contre l’autre. J’ai baissé sa culotte sans enlever sa jupe. Elle a ouvert ma braguette à deux mains. Elle m’a tiré à elle, collée, offerte. On est tombés contre le mur du couloir. J’ai glissé en elle sans attendre. Elle était déjà trempée. Elle a gémi sans retenue. Elle s’est accrochée à mes épaules, ses ongles plantés dans ma peau. Je l’ai prise debout, contre ce mur, fort. Elle en redemandait. On a fini dans le salon, à moitié nus, les vêtements autour de nous, inutiles. Elle est montée sur moi. Elle a chevauché comme si elle voulait m’écraser sous elle. Ses seins bondissaient, ses cuisses claquaient. J’agrippais sa taille, son cul. Elle gémissait, elle me disait de pas m’arrêter, de foutre tout ce qu’il me restait. Je l’ai retournée. J’ai tiré ses cheveux. Elle a crié de plaisir. J’suis allé au fond. Elle a hurlé mon nom. Quand j’ai joui, c’était violent, un relâchement total, un coup de tonnerre dans la tête. J’me suis effondré contre son dos, haletant et vidé.
    
    On a fini par se traîner jusqu’au lit. Elle s’est blottie contre moi, le souffle court. J’ai dormi là par épuisement. Le matin, j’me suis réveillé tôt. Elle dormait encore, nue, belle, la peau rougie par notre nuit. J’ai enfilé mes fringues, pris une clope, laissé un mot, et ...
    ... j’suis parti dans la lumière blafarde, avec la gueule de bois et le cœur anesthésié.
    
    L’air frais du dehors m’a réveillé. J’ai marché vers chez moi, le ventre vide. J’ai tourné au coin de la rue, j’suis passé devant la boulangerie. L’odeur du pain chaud m’a frappé.
    
    Et là… Rokia. Rokia, la tempête. Une noire superbe, la peau chaude, les yeux-pièges, une voix qui vibre, qui s’infiltre sous la peau. Son corps est fait pour être regardé, suivi, possédé. Et ce cul… Un cul à lécher à genoux, un cul qu’on claque, qu’on saisit, qu’on suit des yeux dans la rue. Elle le sait, elle marche pour ça.
    
    À l’époque, avec Rokia, je faisais pas l’amour. J’adorais la reine de Saba chaque nuit. Et je la reconnais tout de suite, devant la boulangerie, avec le même port de tête, la même manière de se tenir, fière et fatiguée à la fois. Elle a un sac à la main, des fleurs qui dépassent, un petit sourire aux lèvres quand elle me voit.
    
    — Toi ici ?
    
    La même phrase, deux fois en deux jours.
    
    — Moi ici.
    
    On se regarde longtemps, y a pas de gêne, pas de violence, juste le poids des années, le souvenir dans ses yeux.
    
    — Tu veux un café ?
    
    J’ai dit oui. On a marché sans parler. Ses pas à côté des miens, son parfum discret, familier. Chez elle, elle a mis de l’eau à chauffer. J’me suis assis. Le silence ravivait mes souvenirs, tout ce qu’on s’était dit avant, ici, les nuits passées, les matins lents. Elle, nue, la tête renversée, les jambes écartées, les bracelets aux poignets qui ...
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