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17 avril 1891 (2/3)
Datte: 11/10/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... ? Je regarde le clocher de Notre-Dame : — Dans à peu près... dix minutes si tu veux ! — Oh non ! Là, tu m'as totalement démonté la boutique ! --- L'aumônier des troupes est venu prendre des nouvelles de l'Ober-Leutnant. Introduit dans la chambre du militaire, il trouve celui-ci endormi, bouche ouverte, un filet de bave coule sur son menton. Rien à en espérer ! Seul dans la pièce, il n'a pas besoin de faire semblant : il sourit largement ! Et s'il s'agenouille au pied du lit, ce n'est pas pour dédier une prière au malade. C'est à la femme du militaire que Friedrich dédie sa prière. Il n'ose pas aller jusqu'à demander à Dieu de lui ouvrir les portes de son bonheur mais prie sincèrement pour le bonheur de Camelia. Il ne s'attarde pas le prêtre, quitte rapidement la chambre et se fait conduire dans les appartements de la Comtesse. — La dame a besoin d'être réconfortée, explique-t-il à l'aide de camp qui l'accompagne jusqu'à la porte. Quand il est introduit dans l'appartement, le curé tend ses deux mains à la jeune femme qui les prend. — Madame, j'imagine votre angoisse dans cette terrible situation. Si vous le souhaitez, je peux rester un moment avec vous. Camelia regarde son interlocuteur, trouve qu'il est décidemment très mignon ce prêtre. Elle lui sourit, largement, rassemble les deux mains de l'homme et en caresse le dos. Une onde de bonheur empourpre Friedrich. — Je vous remercie mon Père mais je ne peux pas vous recevoir à cet ...
... instant. Par contre, je viendrai en confession demain matin. Friedrich ne peut réprimer un élan de joie qui lui gonfle les poumons ! Alors qu'elle le raccompagne à sa porte, elle n'a pas lâché ses mains. Les yeux dans les yeux, elle lui souffle à l'oreille : — Plutôt que me lever tôt demain, je pourrais peut-être me confesser à vous disons... demain en début d'après-midi, ici même, à domicile. Si c'est possible ? — Mais bien sûr, Comtesse, bien entendu ! — J'aurai beaucoup de vilaines choses à me faire pardonner. Encore plus... Dans le couloir, l'aumônier bondirait de joie si les soldats en faction ne l'observaient. Il se voute, se rapetisse et joint ses mains à hauteur de son bas-ventre en priant que son geste cache une certaine protubérance : c'est qu'il tient une trique phénoménale le cureton ! --- Dans sa forge, en ce début d'après-midi, Changala est perplexe. Sa chérie lui a fait des aveux stupéfiants un peu plus tôt. Maja l'avait invité à prendre son repas de midi chez elle en compagnie de Mamama. Le forgeron avait été agréablement surpris de voir la vieille dame revigorée : souriante et même relativement causante, la mamie lui était apparue dans une forme qui détonnait avec celle qu'il avait observé les jours précédents. Après le repas, la vieille dame avait tout de même exprimé le souhait de se reposer un moment. À moins qu'elle n'ait voulu laisser un peu d'intimité aux tourtereaux. Sitôt qu'ils s'étaient retrouvés seuls dans la cuisine, Maja ...