-
17 avril 1891 (2/3)
Datte: 11/10/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... connaître, bibliquement, cette délicieuse paroissienne venue lui confesser ses frasques ce matin ! Il espère bien apprendre, ou plutôt confirmer, car il en a une petite idée, de l'identité de cette friponne cachée sous sa mantille ! Et celle de sa complice aussi. Son rêve serait de prendre la place de la surprenante partenaire dissolue ! Ou mieux, de se glisser entre les deux. Mais ça, c'est impossible voyons ! Enfin, disons que cela risque de ne pas être simple ! Dure journée en perspective pour le religieux... ---oOo--- L'Ober-Leutnant Frisch est tout désorienté ce matin. Et furieux ! Et malade ! Hier, il avait passé la soirée avec une plantureuse putain tout à fait affriolante. Selon ses goûts et préférences. Après avoir chatouillé la grassouillette, but son jus au Café des Deux Colonnes, entre les cuisses de la putain donc, il s'était trouvé incapable de bander ! C'était bien la première fois que pareille chose lui arrivait ! Rejetant la faute sur la femme, il l'avait sèchement renvoyée, dépêchant son estafette lui chercher deux autres prostituées, Helga et Olga, des jumelles. Ses préférées. Il leur avait demandé, à ses deux salopes, de se lécher entre elles, de se grougnouter leur tablier de sapeur avec application, de se palucher avec frénésie : un spectacle qu'il appréciait d'ordinaire. Mais rien à faire, Popaul était resté inerte. Croyant que la panne était due à un excès de fatigue, il était allé se coucher. Mais impossible de fermer l'œil. Ce n'est ...
... qu'au petit matin que, rompu de fatigue, il s'était endormi. Une demi-heure, une pauvre demi-heure seulement. Excédé, le militaire s'était relevé, bien décidé à passer sa colère sur le premier venu, ses soldats ou la population de ces alsaciens désobéissants mais lorsqu'il avait voulu appeler son aide de camp, aucun son n'était sorti de sa gorge. Aphone ! Complètement aphone. Par geste, il avait expliqué à son subordonné de faire venir le médecin de la garnison. Celui-ci n'avait trouvé aucune raison claire à cette aphonie totale. Ni à ses jambes flageolantes, ni à son esprit confus (Frisch avait tu son problème d'érection). Du repos avait prescrit le docteur en plus de bouillons de bœuf additionnés d'un liquide nauséabond et d'inhalations brûlantes et soufrées. L'Ober-Leutnant s'était enfermé dans sa chambre, furieux et désemparé. Dure journée en perspective pour le militaire... ---oOo--- Dans son appartement, la Comtesse est toute guillerette ! On lui a appris la maladie subite de son époux. Par courtoisie, elle s'était rendu aussitôt auprès du malade qui... l'avait immédiatement renvoyée dans ses appartements. Elle n'en demandait pas mieux ! Quand un peu plus tard, elle avait appris, par sa femme de chambre, les rumeurs galopant dans la cité, à savoir que l'Ober-Leutnant s'était trouvé incapable d'honorer aucune de ses partenaires la veille, elle avait ri à gorge déployée, souhaitant que la panne se prolonge aussi longtemps que possible. Indéfiniment ? Ce ...