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La course de ma vie
Datte: 07/10/2026, Catégories: fh, inconnu, forêt, campagne, jeu, Auteur: Rosenrot, Source: Revebebe
... Gaga, est une femme pleine de surprise et de folie. Elle a son fort caractère et fonce tête baissée sans jamais trop se poser de question. Et moi je cours, j’essaye de suivre le rythme. Ce week-end nous sommes chez mes parents. C’est l’occasion pour eux de profiter de leurs petits enfants et pour nous de nous reposer un peu. Je fais attention de ne pas réveiller la divine créature qui dort paisiblement dans mon lit et je me glisse doucement en dehors des draps. Je prends discrètement un short, un t-shirt et mes chaussures de running avant de sortir sans un bruit de la chambre. J’arrive dans la cuisine. Papa est là avec son café, fidèle à sa routine. Je sais ce qu’il va dire et lui aussi. Il sourit déjà. — Alors, Titi, tu ne sais toujours pas ce qui te fait courir ? — Si. — Je prends un verre d’eau. Mon père se rapproche de moi. Je sens qu’il se prépare à me donner la petite tape habituelle derrière le crâne. — Alors c’est quoi ? — Ma femme est folle, elle a un grain. — Comme toutes les femmes. Regarde ta mère ! Ce n’est pas pour ça que je cours ...
... partout comme un idiot. — Oui, mais ma Gaga fonce tête baissée et ne s’arrête jamais. Je veux pouvoir tenir le rythme, réussir à la suivre et être là pour elle à chaque fois qu’elle en aura besoin. Je ne veux pas ne serait-ce qu’envisager de la laisser s’échapper seule. Je veux pouvoir la suivre dans ses folies. Je rentre un peu la tête entre mes épaules, anticipant le châtiment habituel. Mais cette fois, pour la toute première fois, rien d’aussi cruel. Sa main tapote gentiment mon dos. — En voilà enfin une vraie bonne raison. Tu attends quoi du coup ? Aller ! Cours Titi, cours ! Ma première réaction est de sourire. J’ai enfin réussi à trouver une réponse satisfaisante à la question incessante de mon père. L’émotion me gagne et lorsque je rejoins la porte, ma gorge se serre. Je jette un dernier regard vers mon père avant de disparaître. Il arbore un sourire fier. Il m’envoie un hochement de tête comme ultime approbation. Je le lui rends et je sors de la maison. De loin, j’entends sa réflexion. — C’est bien mon gars, ça ! Ça, c’est un homme !