1. Les aventures extraordinaires d'une jeune vierge innocente


    Datte: 28/09/2026, Catégories: Humour #aventure, grp, religion, forêt, Masturbation Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... Elle chante pour se donner du courage et des oiseaux l’escortent, charmés par la beauté de sa voix.
    
    Au bout d’une longue ligne droite, il y a la forêt, un grand bois sombre dans lequel sa route s’enfonce. Isabelle se rappelle la forêt qu’elle voyait depuis la tour de l’abbaye. Elle y est enfin. Sa vie va pouvoir commencer. Mais le bois est serré, obscur et on ne voit trace de vie nulle part. Même les petits oiseaux ont disparu. La lumière du soleil pénètre difficilement jusqu’au sol. Isabelle marche et marche encore, pendant de longues heures. Ses pieds dans les sabots sont couverts d’ampoules, si bien qu’elle finit par les ôter, continuant son chemin avec ses souliers à la main.
    
    Le jour finit sans qu’elle n’ait rien vu d’autre que des arbres. Bientôt elle ne distingue plus la route devant elle. Elle se blottit au pied d’un grand chêne. Elle a froid, un peu, mais pas autant que dans le cachot. Elle a faim, un peu, mais elle a pu boire l’eau d’un petit ruisseau qu’elle a croisé dans l’après-midi alors ça va. Elle essaye de s’endormir, mais elle n’y parvient pas. Elle pense à se caresser, mais elle n’a plus d’histoires dans la tête. La réalité est si présente, si impressionnante qu’elle est incapable d’imaginer autre chose que l’obscurité et le silence.
    
    Mais le bois n’est pas si vide qu’elle le croyait et bientôt, les bruits et les cris des bêtes nocturnes occupent l’espace. Des branches qui craquent, des hululements, des bruits de gorge et des hurlements de bêtes qui ...
    ... meurent l’empêchent de s’endormir. Cela dure une éternité et puis à l’Est, une lueur transperce le couvert des arbres et Isabelle, épuisée, s’endort. Quand elle se réveille, elle sent la main de la mère supérieure sur son épaule. Elle croit être encore dans son rêve et tente de la chasser. Mais quand elle tourne la tête, elle voit une bête immonde accrochée à son épaule, une sorte d’immense chauve-souris avec une bouche pleine de dents pointues qui la mord cruellement et des griffes acérées qui lui labourent la chair.
    
    Elle hurle, ce qui est inutile, mais aussi elle se redresse et dans la panique, écrase la bête entre l’arbre et elle. Le monstre lâche prise et s’envole lourdement. Son envergure est immense et son vol silencieux. Il disparaît presqu’aussitôt dans l’obscurité du bois. Isabelle inspecte sa blessure et décide qu’elle n’y peut rien. Lentement, elle reprend sa marche sur le chemin. Elle se promet d’être plus attentive, mais elle a déjà si peu dormi. Au bout d’une heure, elle se rend compte qu’elle a oublié ses sabots là où elle a passé la nuit. Elle ne fait pas demi-tour. Tout lui est égal, elle ira pieds nus. Elle commence à comprendre que la chanoinesse l’a condamnée à mort. Mais elle est libre. Mourir libre, c’est déjà ça mais si jeune, c’est dommage.
    
    Puis elle croise un nouveau ruisseau. Elle lave sa plaie, doucement parce que c’est si douloureux et elle boit. Elle voit une petite grenouille qui la regarde. Est-elle enchantée ? Isabelle lui parle, mais la ...
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