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Non... rien de rien !
Datte: 24/09/2026, Catégories: fh, hplusag, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... boutiques avec une femme… C’est presque une prière, une supplique. Ne me dites pas non, s’il vous plaît ! — C’est que je ne suis qu’une petite étudiante et que je ne roule pas sur l’or… — Oh ! Rassurez-vous, c’est juste pour le plaisir des yeux. Je ne fais pas non plus de folies. Mais parler chiffons avec Martin ou son père, je peux vous assurer que ça n’a rien de génial. C’est tout bonnement barbant pour ne pas employer un mot plus vulgaire. — J’ai croisé votre fils chez… son ami Paul. — Ce n’est pas votre « ami » ? Il donnait pourtant l’impression de tenir beaucoup à vous lors de notre déjeuner à la guinguette. — À ce propos, Martin ne joue donc pas pour vos clients aujourd’hui ? — Non ! Une semaine sur deux, nous donnons leur chance à des musiciens locaux, comme ça Martin a un week-end sur deux de repos. La musique c’est bien, mais à haute dose, elle pourrait vite, pour lui, devenir invivable. — Je vois… Et où m’emmenez-vous là ? — Au centre-ville… pas très loin de la fac en fait. Je vais vous faire visiter des petites échoppes, vous allez être surprise de voir les petits trésors de nos boutiques. Alors comme ça vous êtes le modèle de Paul ? C’est un vrai artiste, je vous assure. Et je suppose que ce portrait de vous qu’il réalise va vous rendre célèbre. — Un portrait ? Je ne suis pas sûre que l’on puisse appeler cela un portrait. — Ah ? Vous voulez dire que… qu’il vous peint entièrement… dévoilée ? — Euh oui ! Je pensais qu’il en avait touché un mot à ses amis ...
... dont vous faites partie… — Oh ! Il reste toujours très discret sur quelques pans de sa vie. Et vous en savez plus que nous sur certains plans de son existence, peut-être. — Quel plan ? Vous pensez que je suis la maîtresse de Paul ? Mais non, bien entendu que non ! Il me paie pour mes séances de pose. C’est tout. — Ne vous fâchez pas. Vous savez, vous avez fait une belle impression sur notre fils. À mon mari aussi, je crois, mais lui… il ne sort pratiquement jamais de sa cuisine ou de ses jardins. Oui, en plus il jardine, et ce que nous consommons, ce sont nos propres légumes… nos clients ne s’en plaignent pas. Tiens, une place se libère là, je vais faire un créneau… vous ne conduisez pas ? — Pour cela il faut avoir les moyens et moi… je n’ai pas seulement de permis de conduire, alors une voiture, vous pensez bien que c’est impossible. — Je comprends. Mais ça va venir, ne vous en faites pas… Bien ! Nous allons voir ce que nos couturiers nous ont concocté pour l’intersaison… J’ai envie d’en prendre plein les yeux… pas vous ? — … Dorothy parle fort et son verbiage est si teinté de cet accent délicieusement « So British », que les gens se retournent parfois sur le curieux équipage que nous formons toutes les deux. Quelques-uns doivent penser qu’une mère qui sort sa fille, c’est sympathique. Mais il me reste un zeste de retenue, je ne sais pas trop où elle veut en venir. Et la première boutique qui nous reçoit me donne le tournis. Des portants remplis de robes, de jupes ...