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Jusqu'à ce que la mort nous sépare
Datte: 19/09/2026, Catégories: Humour #pastiche, #délire, #horreur, #fantastique, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... par-dessus son épaule. — Oh mon Dieu… Béa nous suit ! — T’es sûre ? — Oui, je reconnais sa mini-jupe ras du cul ! Ils coururent jusqu’à l’ascenseur. Thomas pressa le bouton d’appel. Rien. Il tambourina dessus, donna des coups de pied dans la porte close. — Allez, allez ! Bordel ! — T’as cru que c’était un distributeur ?! — J’essaye d’imposer le respect ! Putain, c’est une saloperie de machine, et une machine, ça obéit à l’humain. C’est là pour ça ! Béa s’était approchée. Thomas l’envoya valdinguer dans le couloir du cabinet d’un coup d’épaule. Elle s’écrasa contre une étagère, renversant une pile de brochures intitulées « retrouver la flamme ». Un ding faiblard retentit enfin. Les portes s’ouvrirent sur… un autre couple, figé au fond, livide, couvert de sang séché. Le mari leva lentement la tête, un œil pendant. La femme gémissait doucement, une phalange de doigt coincée entre ses dents tomba au sol quand elle grimaça de joie en voyant deux vivants devant elle. — Bon. On prend les escaliers, décida Élise. Ils se précipitèrent vers la cage d’escalier. La rampe était poisseuse, les néons grésillaient, hésitant entre lumière et pénombre. Quelque part plus haut, un gémissement d’ensemble, comme une chorale de morts à bout de souffle. Élise haletait. Thomas, derrière, pestait contre ses lacets défaits. — T’aurais pu choisir des baskets ! — Excuse-moi, j’étais pas au courant qu’on allait faire un marathon d’apocalypse ! — T’as toujours une excuse ! — ...
... Et toi, toujours un reproche à faire ! Une ombre surgit à mi-palier, un voisin, torse nu, la mâchoire déboîtée, qui titubait vers eux en tendant les bras. Thomas hurla. Élise, sans réfléchir, lui lança son sac à main. Il tomba à la renverse sous le choc. — T’as vu ? — Oui ! — Comme quoi, mes sacs servent à quelque chose ! — Et coûtent une fortune ! — Cent euros, comme nos séances ! — Cent vingt. Ils dévalèrent encore deux étages. Le couloir du rez-de-chaussée était vide et silencieux, si on omet le bruit que faisait un distributeur de café, renversé, qui pissait un liquide marron-rouge. Élise, essoufflée, s’arrêta une seconde. — J’ai laissé mon téléphone. — Sérieux ?! On s’en fout ! — J’peux pas vivre sans mon téléphone ! — Si, mais tu peux aussi mourir avec, c’est déjà pas mal ! Derrière eux, un râle collectif monta de l’escalier. Une dizaine de silhouettes descendaient lentement, comme un cortège d’enterrement paresseux. Thomas attrapa un porte-manteau et le jeta dans leur direction. L’objet fit trébucher le premier zombie, il dévala les quelques marches restantes. Les autres monstres derrière vinrent s’empiler sur le premier. Thomas prit Élise par la main. Cette fois, elle ne la retira pas. Ils poussèrent la porte d’entrée. L’air froid du dehors les gifla. La rue était presque vide… presque. Au milieu de la chaussée, il y avait un bus à l’arrêt, les portes coincées. Ce qui gênait la fermeture, c’était un passager sans tête, le tronc à moitié ...