1. UNE SOIREE A LA B.U.


    Datte: 16/09/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... qu’il me voie. Qu’il me prenne. Même si je ne le dis à personne. Même si je me cache encore derrière ma jupe.
    
    Le professeur Marchand. Trente-sept, trente-huit ans, barbe soigneusement taillée, petites lunettes ovales en métal qui lui donnent un air doux mais sévère. Il ne crie jamais, mais quand il s’énerve, sa voix claque comme une gifle silencieuse. Et pourtant… moi, je le trouve incroyablement bienveillant. Juste. Vif. Il prend le temps de nous écouter, surtout quand on est motivés.
    
    Et je crois qu’il m’écoute un peu plus que les autres.
    
    Il y a eu ce moment gênant, il y a trois semaines, quand j’étais restée après le cours pour lui poser une question… et que je m’étais penchée pour attraper un livre dans mon sac. J’avais oublié que je portais ce haut un peu trop court et cette culotte en dentelle blanche. Quand je me suis redressée, il avait détourné le regard, mais j’avais bien vu son trouble. Depuis, il ne me regarde plus tout à fait comme avant. Moi non plus.
    
    Ce vendredi-là, j’étais restée à la fac. Je ne rentrais pas chez mes parents. J’avais dit que j’avais “des choses à avancer”, mais la vérité, c’est que je voulais le revoir. Juste lui. Il était bénévole à la bibliothèque de la fac certains soirs. Nous étions censés travailler ensemble sur l’exposé : Catherine II et ses amants. Ironique, non ?
    
    J’avais mis ma petite jupe plissée écossaise. Celle que je ne porte pas souvent. Elle me serre la taille juste comme il faut, et remonte un peu quand je ...
    ... m’assois. Je sais très bien ce qu’elle provoque. J’ai l’air sage, mais je sais que je ne le suis pas autant qu’on pourrait croire.
    
    À la B.U., l’ambiance était feutrée. Il n’y avait presque plus personne. Je m’étais installée dans un coin discret avec mes livres, mes notes, et cette petite boule dans le ventre. Il est arrivé vers mois, souriant, comme toujours. Son parfum me trouble à chaque fois : thé noir, bois, quelque chose de discret et chaud.
    
    Il s’est assis à côté de moi. Un peu trop près. Ou peut-être que c’était moi qui étais trop sensible. J’ai feuilleté mon cahier, commencé à lui montrer mes pistes de travail. Il commentait, corrigeait, suggérait. J’avais du mal à me concentrer. Son regard glissait parfois sur mes jambes croisées. Il ne disait rien. Mais je sentais tout.
    
    Puis je me suis entendue lui lire à voix haute ce passage sur les “sélections d’amants”. Catherine qui faisait venir ses favoris dans sa chambre, lavés, parfumés, dociles… Je ne sais pas si c’était ma voix ou le silence de la B.U., mais l’atmosphère a changé. Lentement. Profondément.
    
    Je me suis tournée vers lui. J’ai demandé, sans vraiment réfléchir :
    
    — Vous pensez qu’elle les aimait… ou qu’elle les dominait ?
    
    Il m’a regardée longtemps. Puis il a répondu, d’une voix plus basse :
    
    — Elle savait ce qu’elle voulait. Et elle n’avait pas peur de prendre.
    
    Je crois que mon cœur s’est arrêté. Mes cuisses se sont contractées toutes seules. J’ai croisé les jambes lentement. Trop lentement. Je ...
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