1. Le loser magnifique


    Datte: 14/09/2026, Catégories: Humour #pastiche, #personnages, bizarre, nopéné, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... je sonne la charge. Lorsque la p’tite vieille m’aperçoit, craignant pour sa vie, elle jette une liasse de billets au sol. Je ne me doute pas une seule seconde qu’il puisse s’agir d’un piège.
    
    Lorsque je me penche pour ramasser l’argent, je reçois un terrible coup de pied dans le foie. Aïe. Cette salope de Viocque n’attend même pas que je me relève qu’elle m’assène d’un coup des deux poings dans la nuque. Re-Aïe.
    
    En même temps, je suis admiratif. Quelle vivacité d’esprit ! Je suis bluffé par cette vieille ! Je voudrais le lui dire mais, ce sera difficile puisqu’elle vient de me détruire la dentition. Ouille.
    
    Bordel de bite à cul ! Je pisse le sang, mes dents sont à terre, je suis à quatre pattes, un peu groggy. Soudainement, je sens pénétrer un appendice long, dur et gros dans le bas ventre (ce que l’on appelle avec plus de raffinement mon cul). Re-Ouille. La petite vieille, un godemiché à la main, me défonce comme il se doit.
    
    Je suis en pâmoison lorsque cette dernière retire de mon trou de balle le vibro pour le ranger dans son sac. Puis, elle récupère ses billets et s’en va comme une reine. Salope…
    
    C’est vraiment pas de bol, tomber sur une petite vieille violeuse de cul…
    
    Violé, humilié, c’en est trop. Je promets de ne plus jamais choisir le chemin de la malhonnêteté, cela n’est pas mon fort. Ce chapitre douloureux a au moins le mérite de m’enseigner quelque chose : je ne suis vraiment pas bon truand.
    
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    Le lendemain, direction salle de bain, je ...
    ... me passe une pommade sur mes petites fesses poilues, elle m’a pas loupé la rombière et pile au niveau du sphincter, un p’tit coup de Synthol.
    
    Qui a dit : « ça fait du bien là où ça fait mal » ? Rectifions si vous le voulez bien cet adage pour une vérité, comme vous vous en doutez, mille fois plus cruelle : « ça fait du mal malgré tout » ! Il n’y a rien à faire.
    
    J’ai beau faire le mariole : j’ai mal au cul.
    
    Je me décompose. C’est comme si la véritable douleur, déesse sado-maso venait de faire son retour. C’est comme une ecchymose, il faut que cela ressorte !
    
    Je me laisse aller, je hurle un râle atroce, strident qui contient en lui-même toutes les souffrances et frustrations du monde.
    
    Je me pâme, je manque par deux fois de m’évanouir tant le liquide synthoïdale me martyrise l’anus.
    
    Me voilà chez les flics pour porter plainte.
    
    Je fais face à deux inspecteurs, moustachus bien sûr (c’est d’ailleurs comme ça qu’on reconnaît la poulaille) et je détaille mes péripéties en omettant ma triste déconvenue anale – aventure qui ne restera pas dans les annales, croyez-moi.
    
    Les deux poulets – qui se nomment comme de bien entendu Michel et Didier, prénoms de keuf par excellence, prénoms de moustachu, cela va sans dire – restent comme deux ronds de flan, un grand silence s’est installé.
    
    C’est un peu gênant.
    
    Une question me mord les lèvres, autant la poser, non ?
    
    — Euh, vous croyez, que suite à mes descriptions, vous allez retrouver mon peignoir ?
    
    C’est un ...
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