1. Réveil


    Datte: 08/09/2026, Catégories: #sciencefiction, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... lévitation, quinze-vingt centimètres au-dessus de la table. En m’approchant, je découvre que son corps est soutenu par trois supports parfaitement transparents dont je n’arrive pas à déterminer l’origine ou la composition : ni verre, ni plastique, ni mousse, ils sont durs et souples à la fois, suivent parfaitement les formes du corps. L’un de ces supports maintient le cou et la tête, un second épouse les reins et les fesses, le dernier soutient les mollets. Ce qui n’explique toutefois pas l’horizontalité rigide et absolue du corps.
    
    La femme est de toute beauté ! Une fée ! Entièrement nue, c’est une brune somptueuse aux longs cheveux frisottés qui retombent vers la table, masquant en grande partie le support sous sa tête. Elle est bronzée, uniformément, sauf ses seins et un tout petit triangle entre ses cuisses, le triangle clair de son sexe. Poitrine parfaite, des seins en légères poires, fermes et arrogants, ventre plat, mont-de-Vénus parfaitement épilé, comme tout le reste de son corps d’ailleurs. Et une chatte large, aux grandes lèvres charnues et relativement pigmentées. Brun foncé. Les cuisses sont fuselées et musclées, ses jambes parfaites.
    
    Si parfaite que je me demande même si elle est humaine : femme ou androïde ? Franchement, j’ai des doutes ! La dernière poupée sexuelle que je me suis tapée était aussi jolie… Celle-ci est trop parfaite : aucun défaut, aucune rougeur, aucune dartre, pas la moindre acné, pas de peau d’orange sur les cuisses de cette « femme » ...
    ... dont j’imagine qu’elle doit avoir entre trente et trente-cinq ans. Perfection irréelle !
    
    Trop belle pour être vraie : ma dernière sexy doll était aussi jolie, mais moins perfectionnée. Cet androïde femelle bougeait tout seule, était capable de marcher, s’asseoir, adopter les plus invraisemblables postions, elle parlait, répondait, et bien sûr, elle suçait très convenablement et atteignait « l’orgasme » à la pénétration. Mais sa plastique n’était pas suffisamment fine pour qu’on puisse la confondre avec une vraie femme. Je l’avais louée pour trois jours, 800 parsecks, mais à l’achat, le tarif affiché était de 5 200 parsecks. Jolie somme, trop pour ma bourse. Et ce n’était pas un modèle haut de gamme : les plus élaborées, très proches de la réalité, affichaient des tarifs de vente oscillants entre 14 000 et 22 000 parsecks et promettaient des déplacements fluides, des conversations soutenues, un corps à 37 degrés et quelques améliorations supplémentaires. Je connais un type qui vit en permanence avec une créature de ce genre et bien malin celui qui pourrait déceler la supercherie !
    
    La femme/androïde doit être de ce genre. Elle est parfaitement immobile, semble profondément endormie, à part sa poitrine qui se soulève un peu, sous sa respiration ralentie. Seuls deux câbles, collés dans ses cheveux, la relient à une étrange et volumineuse machine à côté d’elle.
    
    Ce qui est parfaitement déstabilisant, c’est que cette femme dort… les yeux grands ouverts. Fixes. Vides. Comme ...
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