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Réveil
Datte: 08/09/2026, Catégories: #sciencefiction, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... 7D extend s’arrête, les images, les odeurs, la chaleur disparaissent. Oui, c’était bien ça : de la vidéo 7D. Je sens mon sperme chaud qui souille mon sexe, mon ventre, ma poitrine et mes doigts poisseux étalent ma purée sur ma peau. La lumière jaillit tout à coup, je cligne plusieurs fois des yeux sous cette agression brutale. Je découvre ma cellule. Car c’est bien une cellule ! À part le lit accroché au mur, la pièce est vide. Totalement vide. Ni fenêtre ni porte. Pas la moindre trace d’une quelconque porte, d’un encadrement ! Murs parfaitement lisses, sans la moindre anfractuosité. Pas de spot ou de luminaire quelconque, la lumière éclaire, venant de nulle part et partout à la fois. Diffuse, mais puissante. Je me lève, fais quelques pas au centre de la pièce. Derrière moi, un feulement. Je me retourne, ma couche est en train de reculer dans le mur. À moins que ce ne soit le mur qui avance ! Oui, je crois que c’est ça, le mur avance ! Magique : plus la moindre trace du lit dans le mur désormais lisse. Ça continue : les murs semblent soudain rétrécir autour de moi, m’enferment dans une sorte de cabine étroite. Des jets puissants jaillissent, m’inondent. Ils jaillissent spontanément, venant de nulle part et partout. Je suis nettoyé par une eau légèrement parfumée. Et dès qu’ils cessent, ces jets disparaissent comme par enchantement et je réalise que je suis sec, toute trace d’eau a disparu, de mon corps et du sol. Et les murs s’éloignent. Je m’effondre au sol, ...
... à genoux. Mais bordel, où suis-je ? Où ? Je crois comprendre : salle virtuelle ! Ce n’est pas une pièce avec des vrais murs en dur, c’est un cube, un cube aux murs virtuels, peut-être planté au milieu d’une salle de commandes où s’affairent des scientifiques. Ces murs en acier bleuté sont une illusion, opaques et infranchissables pour moi, sans doute transparents de l’autre côté. Ils bougent au gré des fantaisies des manipulateurs. — Debout ! La voix, puissante, sèche, impérative, elle m’a fait sursauter si fort que j’en suis tombé assis ! — Debout, répète la voix. Par réflexe, je regarde au plafond, les murs aussi, tout en sachant déjà que je ne verrai aucun haut-parleur. Ni personne. Je me relève tout doucement. — Debout, répète encore la voix sur un ton rageur cette fois. Je viens de sentir une décharge électrique dans mes reins, décharge qui me pousse à me redresser plus vite. J’ai compris : si je n’obtempère pas assez vite, je serai châtié et les prochaines décharges seront plus fortes. — Qui êtes-vous ? Que voulez… Nouvelle décharge, plus forte : pigé, je me tais ! — Branle-toi ! — Quoi ? je demande, abasourdi. Stupéfait et moitié sonné par une décharge électrique qui a visé cette fois mes fesses, mon étoile plissée pour être précis. Plutôt forte et carrément désagréable. Douloureuse. — Branle-toi dans le glory hole ! Je murmure : — D’accord d’accord, mais je ne sais pas si je vais y arriver… Je relève ma pauvre nouille ...