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La voix de Mona Gaze
Datte: 07/09/2026, Catégories: h, fh, Collègues / Travail fdomine, revede, Masturbation Auteur: Samir Erwan, Source: Revebebe
... je me sauve ! Et l’Éditrice quitte la salle de conférence et Mona et moi nous retrouvons seuls après ce tourbillon blond. Je me rassieds, essoufflé par la suractivité de l’Éditrice. Mona reste debout. Les feuillets du manuscrit sont sur la table basse. Les mains sur les hanches, la silhouette dessinée et arquée pour laisser paraître une longue cuisse et la forme de la taille concave, Mona semble réfléchir. — J’ai terminé votre texte. Après tout, vous avez peut-être raison. Dans sa jupe noire, j’ai seulement le temps de remarquer la cambrure de ses fesses lorsqu’elle se tourne vers moi. Elle semble prendre une décision. Elle avale sa salive, ce qui creuse ses joues puis elle fait quelques pas lents et cadencés pour s’installer derrière mon fauteuil. — Le larynx, c’est une belle idée. Mais vous connaissez sa véritable fonction ? Située derrière moi, Mona continue à me parler : à moi et à moi seul. Dans mon oreille. — Le larynx sert à respirer. Il sert à tousser aussi. Il est vital pour les mammifères. Je sens ses mains effleurer mes cheveux avant de se poser sur mes épaules. Elle me chuchote, style ASMR : — Le larynx, c’est aussi la voix. Ses mains sont une caresse. Ses pouces sur ma nuque sous mes cheveux, ses autres doigts sur mes clavicules, son souffle dans mon oreille, son ton directif : — Avec la voix, en effet, on peut tout faire. Vous me comprenez ? — Je vous comprends très bien, madame. Mona délaisse mes épaules en une longue ...
... caresse et elle revient devant moi. Elle se plante devant la baie vitrée pleine de soleil vif et je ne distingue une nouvelle fois que sa silhouette sombre, ses courbes en ombre, marquées, définies, une statue chaude, avenante. Sa voix posée, basse, traînante, apaisante, insiste, dans le contre-jour : — Mais vous, vous imaginiez plutôt autre chose, n’est-ce pas, avec ce larynx ? Ou je me trompe ? Elle ne me laisse pas le temps de répondre : — L’expérimentation de la chercheuse ? C’est simplement qu’elle se fasse baiser la gorge, c’est bien ça ? — Euh, c’est que… — Ne m’interrompez pas ! Mona pointe le fauteuil où elle était assise. Les feuillets de la nouvelle de SF y sont. Elle les pointe d’un index tendu, son autre bras en triangle contre sa hanche sortie. J’en ai le souffle coupé. Mon larynx ne fonctionne plus. Admiration de la posture, du style, du panache. De ce qu’elle me dit, de ce qu’elle me fait éprouver, j’ai une excitation dans mon ventre, entre mes jambes. Je n’interromps pas ma Conseillère ; — Prenez le personnage du propriétaire, dans votre texte. Il pousse notre héroïne contre le mur et hop ! il lui baise la bouche, et la gorge. C’est bien ce que laisse entendre la fin de votre nouvelle ? — On peut peut-être l’interpréter comme ça, oui, mais pas que ! — Soyez honnête avec vous-même. Et avec les lecteurs. Et avec moi ! Dans une souple arabesque, Mona revient s’asseoir devant moi, la cuisse dévoilée dans ses bas – résilles, sa jupe remontée, son ...