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Odor di femina suvi de Corps et âme
Datte: 02/09/2026, Catégories: #réflexion, #psychologie, #philosophie, #personnages, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe
... main, jusqu’à l’assèchement de mon corps. Après il y aura le passage au marché de la rue de Vouillé où la tâche ménagère est tout autre. La confection des mets à venir, passera par l’étape inévitable des petits sous-entendus de l’épicier, du regard oblique du fromager dans le pan de ma robe provinciale, rituel immuable dans lequel chacun joue sa présence au monde, là où s’étale le désir des hommes dans la bienséance et l’espoir. Ainsi je déambule d’étal en étal, remonte par le parc Georges Brassens, déguste un petit noir au Cent kilos, pour apaiser mes bras du poids de cet avitaillement culinaire et m’en retourne en mon impasse Santos, en la demeure qui sent la propreté comme une odor di femina. Corps et âme Je n’ai jamais souhaité substituer les besoins cérébraux à ceux du corps. M’élever dans l’intellect et la culture autant que préserver la tonicité du corps, est une ligne à suivre. Si certains répriment par trop les élans charnels, c’est que possiblement le poids d’une prude éducation est encore à l’œuvre. Ou l’inversement des pôles se produit. J’ai relaté déjà comment j’observais ma mère et l’application presque artistique, qu’elle mettait à conjuguer le facteur temps et celui de la limite de rétention éjaculatoire d’une verge pour qui elle offrait ses lèvres ourlées de carmin. Tout alors de ces anatomies devenait une forme harmonieuse et sans discordance dans la réalité classique du salon où elle se donnait. Mais aussi savait-elle, sans m’y ...
... encourager verbalement, instiller en moi une forme de passeport pour l’avenir. Si j’apprenais d’un précepteur, le gai savoir et l’art sous toutes ses formes, déjà je comprenais que la littérature recelait une autre science que celle proustienne des belles lettres. Ainsi, jeune et sans l’éprouver, j’intégrais les manières du corps et sus très vite que la main autant que la bouche pouvaient se doter de facultés mécaniques laissant aux corps des hommes un plaisir mémoriel. À soi-même n’était pas exclu non plus. Je saisis très tôt que le travail et la préservation d’un corps tonique passait par le plaisir et l’ouverture. Prendre autant qu’être prise concourait à la santé mentale et épidermique. Le sport m’aida, jeune fille, à emmagasiner l’énergie, la littérature à stimuler les neurotransmetteurs et le tout se complétait par le goût du sexe qui faisait ma présence au monde. Le sport. Voilà qui est resté dans ma nature et m’échapper de mon impasse par le parc Georges Brassens jusqu’ aux rives de la Seine, reste au même titre que la gastronomie, un besoin vital. Parfois m’aventurant, munie de mon petit sac de traileuse, je me transporte en forêt de Fontainebleau où je crapahute avec une aisance qui me surprend. Sans doute un mouvement perpétuel anime-t-il durablement mon corps ; une sorte de courant sensuel comme un circuit fermé qui l’irrigue sans discontinuer. Pour la joie littéraire, jeune, découvrir les livres érotiques me laissa quelques soirées heureuses, je fus ...