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Douloureuse fleur d'Iran
Datte: 31/08/2026, Catégories: #drame, #vengeance, #couplea3, ffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... pleure. Elle est perdue, elle vacille, cherche désespérément où s’assoir. La chambrette est minuscule. Léo la conduit au bord de son lit. Interdit, il voit les larmes silencieuses inonder les joues de la belle. Il ouvre la bouche, va pour parler mais un doigt se pose sur ses lèvres, lui intimant de se taire. — Léo, c’est impossible. Je ne pourrai pas te donner ce que tu attends. Je n’y peux rien. La jeune femme, toujours en pleurs, raconte alors. Tout ! Sa jeunesse volée, son innocence perdue. — Il y a plus de trente ans maintenant en Iran, en 1978 environ, mon père, ministre du Shah, devait partir en province. Ma mère l’accompagnait. Mes parents m’ont confié à mon oncle maternel, qui habitait à côté de chez nous. Ce monstre, cet horrible pervers a abusé de moi. Je n’avais même pas dix ans. Il m’a déflorée, violée, sodomisée, livrée même à deux de ses amis. Pendant trois jours, j’ai vécu l’enfer absolu mais ce salaud m’a tellement menacée et culpabilisée que je me suis tue quand mes parents sont revenus. Dans les semaines qui ont suivies, j’ai à nouveau été confiée à sa garde. Il a recommencé à chaque fois mais je me suis blindée : il pouvait faire tout ce qu’il voulait, j’encaissais sans rien dire de l’horreur qui m’étreignait. Le dégoût absolu… Et puis… Et puis, il y a eu la Révolution. Lorsque mes parents ont fui pour se réfugier en France, l’horrible sycophante a rallié les intégristes et multiplié ses petites combines avec leur bénédiction et leur ...
... protection. Notre maison, qu’il s’est approprié, est devenue son lupanar. Soraya reprend sa respiration. — Dix ans plus tard, en octobre 90, j’avais 20 ans, je suis retournée clandestinement en Iran. Léo, laisse-moi te raconter une histoire… Soraya, hallucinée, raconte son histoire, mais comme si c’était celle d’une autre. Elle ferme les yeux, revit le moment. Tremblant de tout son corps, Soraya se pelotonne contre Léo, parait sortir d’un cauchemar. Sa moue est aussi pincée, dure que dégoûtée. Ses yeux sont secs. C’est au tour de Léo d’avoir les yeux aux bords des larmes. Jamais il n’aurait imaginé… — Il est mort, ce putride salopard mais moi, je ne me suis jamais remise des sévices endurés. Shirin, qui a subi les mêmes horreurs, et, bien plus longtemps que moi, a basculé dans une frénésie sexuelle où elle trouve des orgasmes qui en fait ne l’assouvissent jamais totalement, une course qui finira par la rendre folle peut-être. Moi, je me suis repliée sur moi-même. Recroquevillée. Mais mon corps réclamant qu’on lui donne du plaisir, je me suis tournée vers les femmes, pensant trouver de la joie dans leurs caresses. Mais ça n’a pas été une solution miraculeuse. Plus tard, avec toi et Shirin, je me suis résolue à tenter l’impossible. Je me suis donnée, je vous ai livré mon corps. J’ai accepté, pour peu qu’ils n’aient pas l’apparence de sexes masculins, l’introduction de godes, dans mon sexe, dans mon cul. J’ai tout fait pour trouver l’extase mais sans jamais y parvenir. Je ...