1. Douloureuse fleur d'Iran


    Datte: 31/08/2026, Catégories: #drame, #vengeance, #couplea3, ffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... suis consciente des efforts que tu as déployés, mon chéri, la douceur dont tu as fait preuve mais, tu le sais bien, jamais tu n’as réussi à me faire jouir. Je suis frigide, c’est ainsi, définitivement frigide et totalement bloquée à l’idée… d’un sexe masculin entrant en moi. Et je n’ai… je n’ai jamais joui de ma vie.
    
    Soraya recommence à pleurer, ses larmes se transforment en lourds sanglots, des frissons la parcourent. Relevant la tête vers Léo, elle explique encore :
    
    — C’est un immense progrès déjà pour moi que t’avoir offert mes lèvres. Un progrès, une victoire inespérée que je ne m’explique pas. Et oui, bien sûr, je pourrais t’abandonner mon corps mais ce serait dans les conditions que tu connais. Rien de plus. Et toi, tu ne pourras te satisfaire d’une femme qui te refuserait son… intimité.
    — Tais-toi, intime Léo. Je t’aime ma chérie. Que tu me refuse ton intimité, ce n’est pas l’important. Que je ne puisse te donner du plaisir, ça, oui, cela me serait une grande peine ! Mais Soraya, réfléchis, réalise : tu m’as offert tes lèvres, ta bouche ! Victoire inespérée, as-tu dit. Interroge-toi, demande-toi ce qui t’as permis de franchir ce cap ?
    — Je… je ne sais pas !
    — Vraiment ma chérie ?
    
    Si ses pleurs se sont taris, la pauvrette tremble maintenant de tous ses membres. Son regard se perd dans les yeux de Léo. Timidement, elle finit par murmurer.
    
    — C’est parce que… Je… je t’aime ?
    
    L’aveu est prononcé sur le ton de l’interrogation, dans l’incertitude de cette ...
    ... nouveauté ahurissante. Sous le regard encourageant de l’homme, elle se reprend :
    
    — Je t’aime Léo !
    
    Les mots sont sortis vainqueurs et Soraya les répète avec force.
    
    — Je t’aime Léo, je t’aime je t’aime je t’aime mon amour !
    
    Le jeune homme est au comble du bonheur, cet aveu le transporte de joie. Mais il veut approfondir la situation. Doucement, il interroge :
    
    — Combien d’hommes… ou de femmes… as-tu aimé jusqu’ici ? Vraiment aimé ?
    
    Soraya réfléchit un instant mais elle connait parfaitement la réponse.
    
    — Aucun. Aucune. Jamais. J’ai espéré quelque fois, pensé aimer mais je n’ai jamais ressenti ce que je ressens maintenant, là, tout contre toi… Toi, je t’aime, aussi inattendu, aussi inexplicable que ce soit, je t’aime Léo et j’espère bien ne pas me tromper.
    — Tu m’aimes dis-tu. Ne crois-tu pas qu’elle soit là, l’explication ? Dans l’amour ? Dans ce sentiment fabuleux qui te chavire et explique tes lèvres sur les miennes ?
    
    Soraya, ahurie, se donne quelques instants de réflexion avant de répondre.
    
    — Si aimer, c’est avoir le cœur affolé, qui tambourine dans le torse, si aimer, c’est vouloir se pelotonner contre un autre être, vouloir se fondre et se confondre à lui, si aimer, c’est avoir l’irrésistible besoin de ne pas le quitter un instant, de… vouloir tout lui donner… et se donner à lui sans retenue, alors oui, j’aime, je t’aime Léo.
    
    L’amour, ce sentiment prodigieux, les submerge : baisers fougueux, patins ravageurs, folie des sens, égarements des mains ...
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