1. Douloureuse fleur d'Iran


    Datte: 31/08/2026, Catégories: #drame, #vengeance, #couplea3, ffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... tournant vers la pièce, Soraya se trouve face à une toile immense, tout en nuances de gris. Un nu, un immense nu. Une femme, vue de côté, agenouillée au sol, le visage tourné vers le spectateur. Un beau visage triste au regard plus triste encore. Un nu, un nu d’elle, elle n’en peut douter ! Elle s’est reconnue !
    
    — Mais… parvient-elle seulement à prononcer en désignant la peinture.
    — Je suis désolé Soraya, souffle Léo.
    — Désolé ? Mais… mais de quoi, ce tableau est magnifique ! Magnifique ! C’est toi qui l’as… ?
    — Oui, avoue le jeune homme tout penaud.
    — Quand l’as-tu peint ?
    — Il y a trois… quatre semaines environ.
    — Mais comment ? Tu as des photos de moi ?
    — Non, pas une seule malheureusement mais ton image est gravée dans ma rétine et se couche sur la toile sans que je n’y puisse rien. Je ne peux d’ailleurs dessiner ou peindre d’autres femmes que toi.
    
    Tout autour du tableau, scotchées, épinglées, accrochées à des fils, des dizaines de portraits d’elle au milieu d’autres dessins aux thèmes variés, paysages, scènes de rues, enseignes, logos. Tous ces dessins, gouaches, fusains, aquarelles, sur papier, sur toile, sur bois sont magnifiques.
    
    Désignant un logo d’entreprise et une enseigne publicitaire, elle s’enquiert :
    
    — C’est ton job ?
    — Oui, en partie.
    
    Revenant au tableau, elle scrute la peinture, puis ses yeux parcourent les autres dessins d’elle, reviennent à la peinture monochrome.
    
    — C’est le seul, l’unique nu de moi ? À moi que tu ne caches tes ...
    ... œuvres maudites ailleurs.
    — Non Soraya, c’est le seul… nu de toi, avoue-t-il gêné avant de se reprendre pour déclarer avec véhémence : Tu remarqueras que cette représentation est soft, tes seins sont cachés par tes cheveux, ton intimité est invisible dans cette pose. C’est doux et pudique Soraya.
    — Je vois, reconnait-elle.
    
    Soraya est étourdie par cette découvertes, toutes ces découvertes. Désarçonnée, émue, touchée. Elle fait un pas en arrière, oblique vers la sortie mais revient, s’approche de l’artiste, lève sa main.
    
    Léo ferme les yeux, attends la claque, l’inévitable claque qui va briser en mille morceaux ses rêves les plus fous.
    
    Mais c’est une caresse qui glisse sur sa joue. Il rouvre les yeux, le visage de son modèle est tout proche du sien.
    
    Soraya dépose un baiser, léger, immédiatement suivit d’un autre, plus appuyé, d’un autre encore résolument passionné. La langue de la jeune femme pénètre sa bouche, celle de Léo répond à l’invite. Leurs souffles se mêlent, leurs lèvres se mangent, leurs bouches s’écrasent l’une contre l’autre dans une furie insensée.
    
    Léo sent le corps pressé contre le sien, les seins pointus, libres sous la robe, appuyés contre son torse.
    
    Les deux jeunes gens se perdent dans leur folie, s’époumonent, suffoquent dans leurs baisers passionnés. Les mains, leurs mains parcourent leurs deux corps, dos et flancs, sans oser aborder les rondeurs fessières.
    
    Soraya tout à coup se raidit, se détache, repousse doucement son galant : elle ...
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