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Douloureuse fleur d'Iran
Datte: 31/08/2026, Catégories: #drame, #vengeance, #couplea3, ffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... trouve frustré ! Tu n’as pas pu m’épingler à ton tableau de chasse ! Léo affiche un air désespéré. — Non, Soraya, tu te trompes. Tu n’y es pas du tout. Je suis amoureux de toi… à cause de ton regard, si dur, si distant souvent mais parfois, si tendre et chargé de désespoir. Je suis amoureux de toi à cause de ta bouche, serrée, pincée mais qui sait aussi s’épanouir parfois comme un coquelicot fragile. J’aime tes épaules contractées mais qui savent s’affaisser, se détendre par instants. Je suis amoureux de toi pour ta silhouette, ta ligne, tes attitudes, tes postures fermées qui s’adoucissent quand tu ris. J’aime aussi, je ne le cacherai pas, tes seins, mignons orgueilleux, que tu pointes en défi, mais que j’ai vu s’amollir pour mieux se tendre quelque fois sous mes caresses ; ton ventre plat, ton sexe, trop souvent fermé et sec mais capable d’ouvrir sa fleur et d’étaler ses corolles, parfois, rarement, très fugitivement. Je t’aime Soraya, pour tout ça, pour ta voix basse dont la mélodie m’enchante, pour l’élégance, la féminité de tes gestes, la grâce qui est la tienne. Je t’aime Soraya bien que je sache que je ne suis pas digne de toi, moi, minable grafouilleur de dessins ridicules, pauvre hère pantelant devant l’inaccessible étoile… La jeune femme est bouleversée par cette déclaration. Elle se tourne vers le jeune homme et dans un élan insensé, dépose un baiser furtif sur ses lèvres. Mais aussitôt, elle repousse brutalement son compagnon. — Va, pars, ...
... laisse-moi, j’ai besoin de… Pars, rentre chez toi ou bien va où tu veux mais laisse-moi ! Léo comprend la demande, il se lève à regret. — Je te laisse, je rentre chez moi, ressasser ma peine… Comme il s’éloigne, Soraya, émue et tremblante regrette déjà son départ. Elle voudrait le rappeler mais ne peux s’y résoudre. Chancelante, mal assurée sur ses jambes, elle entreprend de suivre à distance le garçon qui s’éloigne à petits pas, marche dos voûté comme s’il portait toute la misère du monde. Elle le piste, finit par le voir entrer dans une maison, petite maison de ville, serrée entre ses voisines. Alors elle court pour le rattraper, entre dans l’immeuble. Dans la cage d’escalier, quelques marches de pierre, une porte, une sonnette qui porte un nom inconnu. Elle monte à l’étage. Même chose ! Elle grimpe alors l’escalier devenu étroit, en bois. Elle est sous les combles. Pas de nom sur la porte, pas de sonnette. Elle frappe. Des pas, lourds, trainants. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvre. Léo, bouche bée, est sidéré de la voir. — Je peux entrer, demande timidement l’Iranienne. Incapable de parler, Léo s’écarte, à regret, pour lui laisser le passage. Il est visiblement paniqué. Soraya aperçoit le petit appartement mansardé. Gris et vieillot. Humble. — Mais pourquoi vis-tu ici ! Avec la récompense pour tes services, tu pourrais te… — Je suis bien ici. Ton argent dort à la banque… Je n’en ai pas besoin. Il ne me sert à rien. Trois pas encore et se ...