1. Douloureuse fleur d'Iran


    Datte: 31/08/2026, Catégories: #drame, #vengeance, #couplea3, ffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... aspirations étaient ailleurs.
    
    Maintenant que ses affaires sont réglées, Soraya réalise sa solitude. Seule, elle est seule. Désespérément seule.
    
    Alors, elle se met à sortir le soir, traînant dans les bars, les boîtes de nuit, à la recherche… elle ne sait pas de quoi à vrai dire.
    
    Un soir, avant d’aller cacher sa solitude dans un bar, elle s’arrête à un stand de frites. Elle attend sa fricadelle-frites-mayo quand une main se pose doucement sur son épaule.
    
    — La plus jolie des Iraniennes que je connaisse s’encanaille chez Tonton La Frite ?
    
    Elle se retourne. Léo est debout, face à elle. Une bouffée de chaleur l’envahit.
    
    — Le roi des casseurs se souvient de moi ?
    — Comment pourrai-je jamais oublier la plus délicieuse des fleurs d’orient !
    
    S’engage un dialogue badin, où chacun raconte son parcours depuis… Léo surtout parle. Elle apprend qu’il est dessinateur-graphiste, travaillant en free-lance pour diverses agences, vendant aussi ses dessins sur les marchés.
    
    Comme ils marchent lentement dans le parc, Léo tout à coup prend la main de la belle Iranienne.
    
    — Asseyons-nous, j’ai à te parler.
    
    Devant son air mystérieux, la jeune femme obéit. Elle voit son vis-à-vis embarrassé, gêné.
    
    — Soraya, je te dois la vérité. Je ne suis pas venu cambrioler ta maison par hasard.
    
    Éberluée, la jeune femme fronce les sourcils. Elle craint qu’il ne se lance dans une déclaration d’amour car elle connaît depuis toujours l’attirance qu’il a pour elle. Elle redoute ce ...
    ... discours, mais au fond d’elle, elle l’espère ardemment, l’appelle de tous ses vœux. Léo est loin, bien loin de lui être indifférent.
    
    — Soraya, j’étais en service commandé : je devais prendre contact avec toi et Shirin, tisser des liens, vous surveiller… pour le compte de Bustrous.
    — Quoi, cette enflure t’avait envoyé nous surveiller ! Le salaud ! Tu étais payé par lui ?
    — Oui, mais calme-toi. Je ne lui ai jamais rien dit. J’ai immédiatement rompu cette collaboration sous prétexte que tu m’avais jeté avec perte et fracas. Je lui ai dit de garder son fric.
    
    Soraya réfléchit :
    
    — Mais tu avais pourtant besoin de cet argent, non ?
    — Oui, mais…
    — Mais quoi ?
    — Je ne pouvais pas vous espionner…
    — Tiens donc ! Et pourquoi donc ? Parle !
    
    Le ton de la jeune femme est sec, tranchant.
    
    — Parce que je suis tombé amoureux le soir même de ma venue chez vous !
    — Ah oui, lâche Soraya sur un ton désabusé, voire insultant. Tu as succombé au charme de Shirin, à sa folie sexuelle ! Je comprends.
    
    Léo entrelace ses doigts qu’il serre à en faire blanchir les jointures.
    
    — Non, pas Shirin. C’est une sacrée pétroleuse, une compagne de jeux formidable mais je n’ai jamais été amoureux d’elle.
    
    Soraya reste silencieuse. Elle a compris et son cœur bondi d’allégresse ! Mais elle veut éclaircir un point. Elle s’adresse à son voisin avec animosité :
    
    — Ouais, je vois ! L’inaccessible brune qui t’a refusé de la baiser, ça te reste en travers de la gorge ! Ton orgueil de mâle s’en ...
«12...8910...16»