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Des débuts difficiles
Datte: 18/08/2026, Catégories: init, fh, hplusag, Auteur: Liane, Source: Revebebe
... tout ça parce qu’il avait un peu de sang sur son pantalon… Il a conclu par un « T’es moche mais baisable » qui m’a bien réconfortée, avant de me demander de me rhabiller dare-dare, parce qu’il n’avait surtout pas envie que quelqu’un nous surprenne ensemble. Je suis ressortie de la cave avec le foie complètement en vrac, et j’ai dégueulé tripes et boyaux dans les bosquets en me disant « Si c’est ça l’amour, ça ne vaut vraiment pas le coup ». Cela m’a en tout cas permis de désacraliser les hommes et les relations sexuelles en général. Un coït animal, rien de plus, pas grand-chose, en fait, j’avais déjà vu deux chiens l’un sur l’autre, c’était kif-kif : inutile d’en rêver, mais inutile d’en avoir peur. Je me suis enfin sentie mature et déjà presque normale. Cette aventure, pour peu reluisante qu’elle fût, réveilla des désirs jusqu’alors en sommeil. Je naviguais un peu sur des sites web spécialisés, à commencer par Doctissimo, pour en apprendre un peu plus sur les réalités du sexe et sur les techniques à appliquer, pour ne pas me retrouver un jour face à une bite sans savoir comment m’y prendre. De fil en aiguille, je me mis à me masturber, chose que je ne faisais jamais auparavant. Avec ma psychologue, c’était pareil, je parlais de plus en plus de choses sexuelles, elle devait d’ailleurs me prendre pour une véritable obsédée, vu que j’insistais lourdement. Je lui confiais surtout les fantasmes que j’avais glanés ici ou là sur la toile, et que je m’appropriais. ...
... Étaient-ce réellement les miens ? J’en doute ! Ma libido n’était de fait que virtuelle ou limitée à quelques titillements sur ma perle dans l’obscurité de ma chambre. Curieusement, je ne lui ai jamais parlé de mon déniaisement avec le paysan, non pas que j’en eus honte, mais c’était mon petit jardin secret, elle n’y avait pas droit. Au bout de quelques semaines, je sentis ma thérapeute se détacher imperceptiblement de moi. Elle semblait plus lointaine, moins compatissante, indifférente à mon malheur et surtout hermétique à mes délires. Loin de me calmer, cela m’incita à faire de la surenchère pour la choquer. J’en devenais carrément vulgaire, mais cette femme guindée restait imperturbable. Un jour où je lui avais raconté, tout au long de la séance, que je rêvais d’aller dans le vestiaire des hommes, à la fabrique de produits laitiers où je travaillais à nouveau, et de me donner en pâture aux ouvriers, elle me demanda simplement pourquoi, puisque j’en avais tellement envie, je ne cherchais pas à concrétiser. Cela jeta bien sûr un froid, de longues minutes de silence durant lesquelles je ne trouvai pas grand-chose à rétorquer, hormis le fait que, laide comme je l’étais, personne ne voudrait de toute façon de moi. — Vous n’avez pas parfois l’impression que vous invoquez toujours les mêmes mauvaises raisons pour justifier votre inaction ? ajouta-t-elle simplement, en me disant au revoir sur le pas de la porte. Pour la punir, j’ai « séché » les séances suivantes. Je pensais ...