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Sexe, transats et thermorégulation
Datte: 13/08/2026, Catégories: Humour #érotisme, #volupté, #rencontre, #occasion, #BDSM / Fétichisme, #lieudeloisir, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... écran noir. — Tu fais semblant, j’ai dit. — Un peu. Mais j’ai aussi un vrai truc à réparer. — Tu veux que je t’aide ? — Tu peux… rester là. C’est déjà pas mal. Sa voix n’avait rien de chargé, mais elle m’a touchée au ventre comme une main chaude dans une salle froide. Je me suis assise sur une vieille caisse en plastique bleue qui devait autrefois contenir des flotteurs ou des souvenirs heureux. Mes cuisses collaient encore un peu, mais moins. Je respirais. Vraiment. Julien continuait de tapoter. Concentré, le regard sur les chiffres, mais je le voyais. Je le sentais. Sa nuque était sèche. Comment ce mec faisait-il pour garder une peau aussi nette dans un local où, moi, j’étais à deux doigts de m’éventer avec un brassard percé ? Et puis, j’ai osé. — C’est quoi ton secret ? — Tu veux la version officielle ou l’expérimentale ? — Celle qui me donnera une idée de ce que je ressens quand tu t’approches à moins d’un mètre. — Tu vas me prendre pour un fou. — J’ai accepté de descendre ici avec un inconnu. Je suis folle aussi. Vas-y. Il a posé sa tablette, s’est retourné vers moi et a dit, sans ironie : — Mon corps est équipé d’un système de régulation thermique autonome. Une sorte de climatisation interne. Un prototype. — Hein ? — Tu vois les combinaisons de survie dans l’espace ? C’est pareil, mais à l’intérieur. — Donc, tu… portes la clim ? — En quelque sorte. Mon métabolisme maintient une température constante. Trente-trois degrés. Jamais plus. Jamais ...
... moins. — Et tu bosses pour… qui ? Sur quelle planète ? — Un laboratoire. Sur Terre. Ils testent la résistance à la chaleur extrême. Je suis… leur terrain de jeu. Je l’ai regardé, bouche ouverte, entre scepticisme moite et fascination croissante. C’était probablement du bullshit, mais ça marchait. J’avais envie de le croire, parce que ça voulait dire que son corps était littéralement tempéré pour le plaisir. Et dans cette cave un peu humide, entre des tuyaux sifflants et des fiches de sécurité aux coins gondolés, j’ai eu besoin de me rapprocher de lui, de ce qu’il représentait : une faille dans ma léthargie. Son bras s’est tendu vers une vanne derrière ma tête. Juste un geste, mais son épaule a frôlé la mienne. Et là… de la fraîcheur. Une brise humaine. J’ai fermé les yeux et ai souri sans comprendre pourquoi j’avais envie de pleurer. Il a murmuré : — Tu veux revenir demain ? Je pourrai te montrer la centrale. — J’amène des glaçons. — Inutile. Je suis plus efficace. * Et voilà ! Il est 11 h 32, et je descends au local technique avec un sac de glaçons et un tanga sec. Le premier pour l’ironie, le second… au cas où. Le couloir est désert. La porte est entrouverte. Je m’arrête. Il y a du monde. Assez pour que mon cerveau, en demi-fonction thermodynamique, mette quelques secondes à comprendre la scène. Sur une caisse, installée façon trône de fortune, la masseuse thaïe du spa est assise jambes croisées. À sa droite, Maxime, le DJ qui passe du reggaeton en ...