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Sexe, transats et thermorégulation
Datte: 13/08/2026, Catégories: Humour #érotisme, #volupté, #rencontre, #occasion, #BDSM / Fétichisme, #lieudeloisir, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... l’échine comme un glaçon spectral. Mon cerveau a immédiatement protesté, mais mon corps, lui, a réagi. Une contraction du ventre. Une tension discrète dans la nuque. Et ce micro-picotement sur les lèvres, qui ne m’était pas arrivé depuis… longtemps. Il s’est avancé entre les transats fondus, les clients amorphes, et les serviettes dégoulinantes. Sa démarche était calme, presque silencieuse. Il semblait… intact. Il a fixé l’eau turquoise de la piscine – lisse comme une huile tiède – puis m’a vue là-haut sur mon perchoir et a esquissé un sourire doux, tempéré, presque… propre. — Bonjour, a-t-il dit. — Bonjour, j’ai répondu, surprise d’avoir encore une voix. — C’est vous la surveillante ? — En théorie, oui. En pratique, je suis surtout gardienne d’un désert chloré. Il a ri. Et je me suis dit : « Toi, tu viens foutre le bordel dans ma léthargie hormonale, pas vrai ? » * Il s’appelle Julien. Juste Julien. Pas de nom de famille, pas de présentation officielle, pas de badge, ce qui dans un Club Med est hautement suspect, vu qu’ici même le type qui gonfle les bouées se fait appeler « Jean-Mi, spécialiste de l’épanouissement aquatique ». Mais lui, non. Il est arrivé sans bruit, sans check-in visible, sans bagages. Il est soi-disant là pour la « maintenance technique ». La directrice, en nage sous ses faux cils, l’a accueilli comme le Messie sous air conditionné. « C’est notre dernière chance si on veut éviter une mutinerie des clients transpirants. » Charmante ...
... formule. Il traîne autour des pompes à chaleur, des groupes de ventilation. Il inspecte les tuyaux, tapote des trucs, fait semblant de lire des rapports sur une tablette qui n’affiche qu’un écran de veille. Bref : un homme qui a l’air de savoir ce qu’il fait sans le faire vraiment. Mon genre. Mais surtout : il ne transpire pas. Jamais. Pas une goutte. Pas un reflet de moiteur dans le creux du dos. Ses aisselles sont aussi sèches qu’un Sahara sous Xanax. Il a cette peau légèrement brillante, mais pas collante, comme s’il était naturellement hydrophobe. Ça relève de la magie noire ou du déodorant militaire. Et ça me fascine. Ce matin, je l’ai croisé près du local des serviettes. Il sortait un thermostat portatif d’un placard, l’air concentré. J’ai fait mine de passer par hasard (troisième fois en quinze minutes). — Toujours pas de panne ? ai-je demandé. — Juste un système en surchauffe. Comme… tout le monde ici, non ? m’a-t-il répondu en consultant son bidule électronique. Il m’a regardée dans les yeux. C’est bête, mais ça m’a fait quelque chose. Un regard direct, propre, pas comme ceux de ces mecs en tong qui te pèlent de l’épiderme à l’ovaire. Je me suis mise à rougir. Ou à suer un peu plus ? Difficile à dire. Mon cerveau devient du flan dès que j’essaie de penser à autre chose qu’une baignade dans une piscine de glaçons. Pendant ce temps, le Club continue de se liquéfier. Paulo a tenté de reprendre une animation hier soir : « Aquagym torride, spéciale couples ». Il ...