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Even closer
Datte: 12/08/2026, Catégories: init, fh, ff, ffh, amour, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... si joliment nommée. Délivre-la, expose-la à tes regards : je l’offre à tes doigts, je l’offre à ta bouche ma pauvre fauvette affolée que j’imagine toute quadrillée par la résille, marquée par le filet trop serré depuis que ma prunelle, enflée par le désir et la sève, s’est gonflée en pêche-abricot. Je n’y tiens plus : je soulève mes fesses puis mes jambes et me débarrasse finalement moi-même, presque rageusement de l’encombrant qui vole sur le lino, très vite rejoint par le string ficelle de Maggie. Nous voilà nues. Dire que mon cœur bat la chamade serait un doux euphémisme : mon palpitant s’affole à m’en faire presque mal ! Et il n’y a pas que mon cœur qui s’emballe : nos mains, nos jambes qui s’entrelacent, nos sexes aussi qui se frottent avec une vigueur quasi douloureuse, s’éliment presque. Je suis transportée par ces débordements, ces folies délicieusement débauchées. Elle est belle la louloute, une peau ivoirine tavelée de taches de rousseur, des seins orgueilleux dont les tétons pâles pointent insolemment, une… amande, totalement écalée, un bombé tout nu surplombant un canyon d’où s’échappent d’abondantes et fragiles napées vermillon. Proprement ahurie, je réalise que je me régalerai voracement de tous les trésors qu’elle m’offre. Mais si je suis prête à plonger résolument et avec défi dans une frénésie lesbienne, je ressens néanmoins un manque qui me trouble au plus haut point. J’ai peur, peur de choquer ma douce amie, peur qu’elle interprète mal ce besoin ...
... qui me taraude, qui me paralyse, peur qu’elle se moque de moi. Peur du ridicule. Le ridicule, ce sentiment imbécile qui m’a si souvent interdit de vivre pleinement ma vie, d’assumer mes choix et ma totale liberté. — Qu’est-ce qui t’arrive, ma belle ? Qu’est-ce qui te bloque tout à coup ? Maggie a senti mon corps se contracter, mes mains s’immobiliser, mon souffle se saccader. Elle a abandonné le sein qu’elle couvrait de baisers et plonge son regard dans le mien. — Je… Je n’sais pas comment… Mag sourit, indulgente amie. — Laisse-toi aller, savoure cet incendie qui nous ravage toutes les deux, tous ces désirs qui affluent, enflamme-toi sans honte, sans retenue aucune. Profite de l’instant, saisit-le : pas sûr qu’il se présente à nouveau. Ce soir, je suis ta chose, je suis toute à toi et toi, tu es mon jouet, mon jouet sexuel. Juste sexuel, juste charnel. Ce qui ne veut pas dire que je n’aie pas, là, maintenant, tout de suite, l’irrésistible envie de te rouler une furieuse pelle ! Le profond soupir de soulagement que je lâche, mon corps qui se détend lui font tout comprendre. — Petite idiote, ce n’était donc que ça ! Ses lèvres viennent effleurer ma bouche, s’enfuient un instant pour revenir plus pressantes, plus avides. Prenant sa tête dans mes mains, je scelle sa bouche sur la mienne. Je suis, nous sommes toutes deux, je le sens bien, carbonisées par cette audace transgressive ! Mais rien de ce qui se passera cette nuit ne sera ni laid, ni trouble, ni ...