1. Even closer


    Datte: 12/08/2026, Catégories: init, fh, ff, ffh, amour, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... honteux. Tout sera glorieusement assumé, librement revendiqué. J’offre ma bouche à sa gourmandise, elle happe ma langue, m’asphyxie.
    
    Grossis par les milliers de ruisseaux, torrents et gaves en crues qui sillonnent nos corps, le Mississippi, le Nil et le Yang-tseu-kiang réunis charrient dans nos veines des flots chargés de cristaux pétillants qui exaspèrent délicieusement nos épidermes, avant de confluer tous, à former un tourbillon irrésistible qui plonge dans les profondeurs secrètes de nos deltas incandescents. Vagues scélérates qui loin de nous calmer nous jetteront sous peu, j’en suis certaine, dans une débauche forcenée que nous assumerons sans honte. Fières et triomphales amazones.
    
    Pour l’instant cependant, aucune hâte ne nous presse, l’heure est encore à la découverte appliquée, patiente et curieuse de nos corps ardents. Si nos bouches n’arrivent pas à se séparer, nos mains, nos doigts s’aventurent entre nos cuisses. En duo, en miroir, nous partageons les mêmes agaceries délicates.
    
    Pour être honnête, élève consciencieuse et plus timide que ma douce maîtresse, je reproduis exactement ses gestes, avec une fraction de seconde de retard quand je n’ai pas su les prévoir : des doigts légers survolent mes grandes lèvres, sans connaître la moindre urgence à les écarter, sans vouloir s’emparer surtout de mon clito décapuchonné ; ils papillonnent sur mon corail incarnat, viennent s’humecter dans les débordements de ma rivière tumultueuse. Nos microséismes se ...
    ... multiplient, s’amplifient. La rupture est proche lorsqu’un index(maladroit ? ) vient(par inadvertance ? ) coudoyer mon pistil orgueilleusement dressé. Dernier avertissement !
    
    L’attente m’est par trop douloureuse, insupportable. Je veux, je dois, j’ai l’impérieux besoin de libérer toutes les forces qui bouillonnent en moi : je veux jouir, jouir avec elle, jouir par elle ! Jouir avant, bien avant que des doigts curieux ne viennent se présenter à l’entrée de mon défilé, qu’ils ne s’enfilochent dans mon vestibule.
    
    Pour la première fois de la soirée, je prends le contrôle des opérations. Je m’attaque directement à la perle irisée de ma compagne. Caresses répétées, tour à tour douces et appuyées. Maggie a bien compris la manœuvre et la reproduit copiée-collée sur mon champignon. Il ne nous faut guère de temps pour que nous explosions, ou implosions, les deux sans doute tant le plaisir nous catapulte dans des enfers délicieux, vers des cimes étincelantes. C’est la furie, la furia, la féria qui nous atomise. Cris étouffés par nos bouches soudées, larmes de bonheur, tremblements erratiques de nos corps disloqués et pourtant confondus dans l’extase. La libération bienfaitrice des amantes volontairement transgressives !
    
    — C’était… hou là là ! Quelque chose comme un orgasme 5 étoiles plus numéro complémentaire et tirage au grattage !
    
    Il faut croire qu’elle a de sacrées ressources, la mini garce, parce que moi, je suis encore totalement à l’ouest, au bout de la terre… Incapable de ...
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