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Partie 1 : Retour à la tribu
Datte: 08/08/2026, Catégories: #aventure, #fantastique, #sorcellerie, #fantasy, #masturbation, f, ascendant, grosseins, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
... passé brûlait, et Runna, pour la première fois depuis longtemps, sourit pleinement. Elle n’appartenait plus à personne. Le désert était un océan de sable ocre dont la lune peignait les dunes pour en faire des vagues d’argent. Les étoiles, froides et distantes, éclairaient à peine les broussailles sèches et les rochers érodés qui parsemaient la plaine. Lathos avançait, ses bottes usées crissant doucement, son souffle retenu pour ne pas trahir sa présence. À ses côtés, Nidi glissait comme une ombre, ses pieds nus, minuscules, effleurant à peine le sol. La Gobeline, qui peinait à dépasser le mètre, portait une tunique rapiécée, ses cheveux noirs, courts et en bataille, retenus par une ficelle. Sa peau verte luisait sous la lune, et ses yeux jaunes, vifs comme ceux d’un chat, scrutaient l’horizon. Dans sa main, un couteau courbé dansait entre ses doigts agiles, un tic nerveux qui trahissait son excitation. — Tu vois ça ? murmura-t-elle, sa voix aiguë teintée d’un rire contenu. Un feu de camp. Tout seul, comme un cadeau des dieux… Ça fait trop longtemps qu’on n’a pas mangé à notre faim. Lathos ajusta ses lunettes fendillées, vestige de son passé de scribe avant que la route ne fasse de lui un voleur. À dix-huit ans, il était mince, presque frêle, mais son visage, encadré de mèches brunes en désordre, avait un charme juvénile qui désarmait souvent leurs victimes. Il plissa les yeux, son cœur battant plus vite. — Ça sent le pigeon, confirma-t-il, un sourire en coin. ...
... Un marchand égaré, peut-être. Ou un pèlerin trop confiant. Nidi ricana, donnant un coup de coude dans la cuisse de Lathos – la seule partie qu’elle pouvait atteindre. — T’as toujours des rêves de grandeur, Lunettes… Au mieux, ce sera juste un vagabond vaguement plus riche que nous. On chope sa bouffe, et on se casse avant qu’il ne se réveille. Ils échangèrent un regard, leur complicité rodée par des mois de larcins. Lathos et Nidi n’étaient pas des tueurs : juste des opportunistes survivant, mal, sur les bordures du désert, détroussant les imprudents sans verser de sang… Ce feu isolé, silencieux, était une aubaine. Ils avancèrent, courbés, leurs ombres se fondant dans la nuit. Nidi menait, Lathos suivait, son sac de toile cliquetant doucement, rempli de cordes, de crochets et de babioles volées. À mesure qu’ils se rapprochaient, le feu révélait ses secrets : pas de tente, pas de chariot, juste un cercle de pierres autour de flammes mourantes. Et là, étendue sur une couverture râpée, une silhouette. Une femme. Endormie. Seule. Lathos s’arrêta net, le souffle coupé. Même dans la pénombre, elle était… écrasante. Sa peau bronzée luisait à la lumière des flammes, striée de tatouages tribaux qui dansaient sur ses bras, ses cuisses, ses hanches. Ses cheveux blonds, emmêlés, s’étalaient comme une crinière autour de son visage. Elle portait à peine de quoi se couvrir : quelques lambeaux de cuir lacéré, et un bandeau de métal tordu qui luttait pour contenir des seins ...