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Partie 1 : Retour à la tribu
Datte: 08/08/2026, Catégories: #aventure, #fantastique, #sorcellerie, #fantasy, #masturbation, f, ascendant, grosseins, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
... siens. Runna se releva, essuya sa bouche d’un revers de main, et reprit son chemin. Dans sa tête, les pensées tourbillonnaient, aussi rudes que le vent. La tribu l’attendait, en bas, dans la plaine… Son père, avec son sceptre et ses ordres ; ses guerriers aux regards durs ; les femmes aux murmures jaloux et ineptes. Les traditions, le patriarcat, la promesse d’une vie de soumission. Un an plus tôt, elle était partie en tant que gamine à l’intelligence prometteuse, mais à l’âme incertaine. Elle avait obéi, comme toujours, à l’épreuve imposée par le chef : survivre seule, prouver sa valeur. Mais là-haut, dans la solitude de la montagne, quelque chose avait changé. Runna s’était découverte. Chaque nuit, face aux étoiles, chaque matin, face aux bêtes, elle avait appris à n’écouter qu’elle-même. À aimer sa force, ses choix, sa liberté. Revenir au clan, c’était comme renfiler une armure trop étroite. Son père voudrait la plier, la ramener sous son joug… Les autres la jugeraient, comme ils l’avaient toujours fait. Runna serra les dents, ses doigts crispés sur l’épée. Une partie d’elle, celle qui avait forgé cette lame démente, voulait rester libre. Mais une autre murmurait encore que le clan était sa maison. Qu’elle leur devait ce retour. Ne serait-ce que pour leur montrer qui elle était devenue. Le soleil déclina, peignant le ciel d’un rouge sanglant. La montagne s’adoucissait, ses pentes cédant la place à une plaine ocre, parsemée de broussailles sèches. Au ...
... loin, des feux scintillaient, comme des yeux dans la pénombre. Des tambours résonnaient, un battement sourd qui faisait vibrer le sol. La tribu. Ils savaient qu’elle venait. Ils l’avaient vue, peut-être, silhouette floue contre l’horizon… Runna ralentit, son souffle calme mais lourd. Les feux grossirent, révélant des tentes de cuir, des silhouettes dansantes, des tables chargées de viande et de vin. Un banquet. Pour elle. Mais alors que la jeune femme rejoignait les siens, les tambours s’arrêtèrent brusquement. Le silence tomba, si épais qu’il sembla écraser la plaine. Runna avança encore, ses pas résonnant dans la poussière. Les flammes des braseros éclairaient la foule, figée, les regards braqués sur elle. Hommes, femmes, enfants, tous immobiles, comme frappés par une vision. Runna s’arrêta à l’orée du campement, ses lambeaux de cuir claquant dans la brise. Elle sentit leurs yeux lourds, brûlants, glissant sur elle. Et pour la première fois depuis un an, elle se permit de sourire. Ils ne la reconnaissaient pas… Comment l’auraient-ils pu ? La gamine maigre et docile avait disparu. À sa place se tenait une guerrière sculptée par la montagne et le sang. Sa peau, tannée par des mois de soleil, luisait comme du bronze, marquée de cicatrices blanches, chacune un trophée de ses combats. Ses muscles saillaient, durs comme la pierre, de ses épaules larges à ses cuisses épaisses ; un corps taillé pour la violence et la survie. Ses cheveux blonds, emmêlés, cascadaient sur ses ...