-
Partie 1 : Retour à la tribu
Datte: 08/08/2026, Catégories: #aventure, #fantastique, #sorcellerie, #fantasy, #masturbation, f, ascendant, grosseins, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
Le vent criait sur la montagne, un hurlement désespéré qui charriait des poignées de poussière rouge et fatiguée. Les rochers, brûlés par un soleil impitoyable, saignaient des ombres longues et déchiquetées. Habituée autant à la chaleur qu’aux gifles de la brise, Runna avançait, ses pieds nus manœuvrant avec expertise dans la pente traîtresse. Ça faisait un an… Un an que, fidèle aux traditions idiotes et cruelles de sa tribu, elle était partie grimper la montagne, en compagnie des autres adolescents du groupe… Personne ne pouvait y couper. Pas même une fille. Pas mêmela fille du chef. Il s’agissait de s’endurcir, d’apprendre la vie, et d’autres conneries de ce genre… De devenir un guerrier valable aux yeux d’une tribu qui n’en avait jamais assez à opposer à ses ennemis. Cette année, Runna était la seule à avoir survécu. Un an… Un an d’enfer et de solitude. Un an, également, à découvrir qui elle était réellement. Et qui elle pouvait devenir. La sueur collait à sa peau, mêlée de crasse et de cendres. Ses vêtements n’étaient plus que des lambeaux de cuir, déchirés par les ronces et les combats contre les bêtes et les démons qui hantaient les hauteurs… Ils claquaient contre ses cuisses, gémissant à chaque mouvement, comme s’ils suppliaient de rendre l’âme. Runna s’en moquait. Ces haillons, comme tout ce qu’elle portait, étaient des preuves de la douleur et de la fierté de cet exil volontaire. Elle était sale, oui, mais vivante. Plus vivante qu’elle ne ...
... l’avait jamais été dans la plaine, sous les regards du clan. Dans sa main droite, elle serrait le manche d’une épée démesurée, une lame si large qu’elle semblait taillée pour abattre des géants. Runna l’avait forgée elle-même, dans une caverne où la chaleur de son feu, entretenu sur les cadavres séchés de ses anciens amis, rivalisait avec celle du désert. Le métal, brut, marqué de griffures, pesait contre son épaule, un fardeau qu’elle portait avec aisance. Elle avait forgé cette lame à partir des armures de ceux qui avaient péri… Et ce serait en leur mémoire, désormais, qu’elle l’utiliserait. Sans cesser de marcher, elle caressa de ses doigts sales et calleux la garde usée. Un éclat argenté attira son regard. Une rivière, minuscule, serpentait entre les rochers ; à peine un filet d’eau dans ce monde de sécheresse. Runna s’agenouilla, ses muscles protestant après des heures de marche. L’eau était froide, presque douloureuse contre sa gorge desséchée. Elle but avidement, les gouttes éclaboussant son menton, ruisselant sur sa peau. Elle se lécha les lèvres, puis, sans honte, enfonça deux de ses doigts mouillés entre ses cuisses, afin de rafraîchir son sexe qui pulsait de désir. Ça lui fit du bien. Depuis quelques temps, la jeune femme de vingt ans ne cessait d’avoir envie de se masturber, nuit et jour. Il allait falloir qu’elle apprenne à se contrôler, de retour à la tribu… Encore une raison de ne pas ressentir tellement d’impatience à l’idée de retrouver les ...