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Rancune tenace suivi de Gaijin
Datte: 26/07/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... qu’un avec son arme, son environnement et le moment. Ici et maintenant. Un moment de concentration absolue, un oubli de soi complet et de communion totale et parfaite avec l’univers extérieur et l’univers intérieur du sabreur. Elle avait trouvé un équilibre dans cette vie qui donnait une belle part à la réflexion, à la méditation et qui lui permettait néanmoins d’exorciser son besoin de violence. Elle apprit à monter à cheval et fut conviée à la chasse, une catastrophe ! La flèche qu’elle décocha se planta dans le fessier de Marihuja Yagotomi, un vénérable samouraï, nommé depuis « Utsukushi o shiri » (belle fesse) et la Gaijin, « O Shiri no kyofu, la terreur des fesses ». Deux mois plus tard, le Daimyo, entouré de ses proches annonça : — Demain, nous partirons pour une grande campagne de chasse qui devrait durer trois jours, nous irons dans les montagnes sacrées. — Seigneur, est-ce que O shiri no kyofu est invitée à participer ? — Oui, elle a besoin de travailler l’arc ! Elle a besoin de tuer son premier cerf ! répondit le Daimyo. — Tous aux abris, nous avons donc intérêt à mettre nos armures ! — Surtout aux fesses ! s’amusa Muraji Jinsai. Les sakuras étaient en fleurs, donnant au paysage une couleur délicate de rose et de blanc. Tout comme l’arrivée du printemps promettait un renouveau, l’éclosion des fleurs de cerisier donnait un nouvel allant, réchauffait les cœurs et rappelait que la vie était courte et se devait d’être intense. Il était dit que les ...
... esprits (les Kami) vivaient dans les vieux arbres, les Kodamas. À perte de vue, les sakuras coloraient le panorama jusqu’à la montagne sacrée : le Nakadake-san. Les samouraïs de la troupe, quoique disciplinés, se permettaient d’être plus légers qu’à l’habitude, se taquinant, plaisantant les uns avec les autres. Même le Daimyo qui était un modèle de respectabilité et de rectitude avait le sourire accroché aux lèvres. L’ambiance bon enfant qui régnait fut bientôt brisée lorsque les hommes entendirent le hurlement caractéristique d’un monstre qui avait disparu de la région depuis bien des éons. Les chasseurs cherchèrent dans le regard de l’autre la confirmation de ce à quoi ils pensaient. Ils se comprirent sans qu’aucun mot ne fût échangé : un Dragon Kirin ! De chasseurs, ils devenaient chassés. Le Dragon Kirin était une créature ressemblant à une licorne avec une tête de dragon, des écailles recouvrant tout son corps, une queue de bœuf, une longue crinière et de longues canines proéminentes. Il pouvait cracher du feu et parfois tout son corps était enveloppé d’un feu sacré. Immédiatement, Yoshii Yabushige donna les ordres. Hélène devait faire chemin inverse, il était hors de question que sa vie soit mise ainsi en danger. Marihuja Yagotomi, « Utsukushi o shiri » devait la mettre en sécurité. Cependant, alors qu’ils étaient tous deux bien en retrait, les cris de rage de l’animal et des hommes se rapprochaient dangereusement, tant et si bien que le samouraï prépara son ...