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On ne trompe pas le Capitaine Ded suivi de Un monde inconnu
Datte: 24/07/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... pour Britania ? On pensait qu’on combattait les puissances pour êt’libres et n’jamais devoir obéir à leurs ordres ! Moi, j’veux pas travailler pou’ ces salops ! — Ouais, c’est vrai, renchérit « Œil sournois ». En le voyant, la capitaine vit soudain rouge : — Qu’est-ce que vous fichez sur le pont vous ? Retournez immédiatement à votre poste ! On ne vous paie pas pour que vous vous tourniez les pouces ! — Justement, parlons-en de notre paye ! la défia Œil Sournois. Hélène, déjà au bord de la colère, grinça des dents avant de s’adresser à l’ensemble de l’équipage : — Messieurs, avez-vous déjà navigué avec un capitaine vous ayant autant rapporté de ducats ? Dites-moi. Même sous les ordres du capitaine SilverJones, vous n’auriez pas amassé autant d’argent ! Monsieur PicFlouze, pouvez-vous rappeler à nos chers collaborateurs à combien s’élève la fortune de l’Albatros ? S’ensuivirent de longues négociations pour un partage équitable avant que la vigie daigne reprendre son poste. La capitaine allait prendre congé de ses hommes lorsqu’on lui rappela la première grogne. — Nous ne sommes pas et ne serons jamais des corsaires, je vous en donne ma parole. De devoir accompagner madame l’épouse du Gouverneur de l’île de Saint-Sauveur et sa fille était le prix à payer pour caréner sur leur plage. J’ai donné ma parole que je respecterai le deal, foi de pirate ! Betty qui avait suivi discrètement Hélène fut véritablement surprise de ce discours. Fleur de Tonnerre lui ...
... expliqua le monde des pirates. Les pirates, flibustiers ou boucaniers n’étaient pas des tueurs sanguinaires comme la légende le propageait. Il y avait une philosophie de vie, des engagements qui leur étaient propres. Les hommes libres refusaient le joug des super puissances et leurs guerres incessantes pour le pouvoir – pour le pouvoir de quelques dirigeants. Ils attaquaient les navires arborant les couleurs des cinq, ils les volaient afin de revendre et ainsi pouvoir en vivre. Les pirates élisaient leur chef, si ce dernier ne leur rapportait pas une paie convenable, alors il était destitué. Le quartier-maître était élu également, il était le lien entre les hommes, il parlait au nom de l’équipage, il était en quelque sorte, le contre-pouvoir afin qu’il n’y ait aucune forme de despotisme à bord. Il y avait des règles précises à suivre, la première était d’obéir au capitaine. S’il y avait un problème, alors, le quartier-maître faisait office de médiateur. Le respect, la fraternité étaient les fers de lance à bord et une parole donnée était sacrée. Certains pirates étaient plus « violents » que d’autres et avaient à leur actif plusieurs massacres – c’était ce qui avait donné naissance à la propagande que les pirates étaient des hommes sans foi, ni loi. Le capitaine SilverJones et le capitaine Ded étaient de ces hommes-là, car tous deux aspiraient à devenir « Hetman », c’est-à-dire, le Capitaine des Capitaines et ils pensaient que leur réputation allait concourir à être ...