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On ne trompe pas le Capitaine Ded suivi de Un monde inconnu
Datte: 24/07/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
La goélette britaine venait de quitter le petit port de Saint-Sauveur. Son but était de distraire le KillerWhale et de l’emmener le plus loin possible, laissant le champ libre à l’Albatros. Le stratagème sembla fonctionner, le Galion du capitaine Ded se mit immédiatement à ses trousses. À bord, le vieux pirate supputa bien une entourloupe – ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces – mais peut-être qu’il n’y avait aucune malice, juste l’envie de se sauver de cette île empestée. Aussi, prit-il la décision de chasser la goélette. Le KillerWhale était le galion le plus rapide des sept océans, il aurait tôt rattrapé la goélette. Les voiles carguées aux mats, une calotte d’acier pouvait alors recouvrir le navire et il pouvait ainsi naviguer sous l’eau avec une autonomie d’une bonne demi-heure. La décision fut prise de continuer la poursuite sous l’eau. Cela était une dépense énergétique importante et peut-être inutile mais la petite voix intérieure du capitaine lui dictait d’opérer ainsi. — Mon capitaine, en moins de deux heures nous aurons rattrapé ces fichus Britains. — J’en suis conscient mon cher Crevette… se contenta de répondre l’homme à la jambe de bois. — Alors pourquoi utiliser toute notre réserve d’oxygène ? — Faites-moi confiance… Je sens qu’il y a anguille sous roche. Alors, je veux rattraper ces fuyards promptement ! À bord de la goélette, le lieutenant devint fortement perplexe. Apparemment, le KillerWhale n’avait pas ...
... mordu à l’hameçon et ne le poursuivait pas. — Depuis quand les a-t-on perdus de vue ? demanda-t-il à sa vigie. — Le temps de me retourner mon Lieutenant et le galion pirate n’était plus là… — Mais un navire de cette taille ne disparaît pas comme par enchantement ! s’énerva-t-il. Il prit la longue vue et visionna l’horizon en un large panorama. Ce n’est pas normal, même s’il avait abandonné la poursuite, nous devrions le voir, se disait-il. Tout en admettant que le plan n’avait pas fonctionné, à savoir que le capitaine Ded n’avait finalement pas mordu à l’hameçon, il eut une pensée pour madame et sa fille à bord de l’Albatros. Et si cette satanée pirate ne s’acquittait pas de sa mission ? Et si elle devait faire front au KillerWhale – entre pirates, s’entendaient-ils ? Toutes ces questions qui l’assaillaient, l’angoissaient. Au large de l’île de Saint-Sauveur, loin de ce qui lui était cher, il se sentait terriblement inutile à attendre qu’un poisson s’intéressât à l’appât qu’il était supposé être. Dix minutes plus tard, il décida de rejoindre le littoral, là où il pouvait être précieux. Tandis qu’il manœuvrait un demi-tour, surgit de l’eau un énorme sous marin, ne laissant pas assez de temps à la goélette de préparer les canons pour se prémunir de l’attaque. La coque du sous-marin s’ouvrit et trois grands mâts se hissèrent. Des harpons s’agrippèrent et bientôt le capitaine Ded hurla : — À l’abordage ! Bande de boit-sans-soif ! Dix minutes suffirent à ...