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On ne trompe pas le Capitaine Ded suivi de Un monde inconnu
Datte: 24/07/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... impassible, elle semblait curieuse de tout savoir de ce nouvel environnement et écoutait de toute son attention les conversations. Lorsque les deux pirates étalèrent les cartes sur le bureau, elle s’approcha afin de lire au-dessus de leurs épaules – ce qui amusa la capitaine. Elle n’y comprenait rien mais s’intéressait aux routes maritimes, aux eaux territoriales et leurs frontières. Hélène expliqua alors les courants et la route qu’ils allaient emprunter afin d’éviter les mauvaises rencontres. — Tu vois, là, cette île appartient au royaume ibérique… — Ce petit point ? — Oui, tout à fait, mais l’île n’est pas si petite qu’il n’y paraît et tu remarqueras sa situation stratégique. Cette position empêche les navires des autres puissances de s’y aventurer… Le monde des sept océans était le théâtre d’incessants combats entre les cinq super puissances de l’occident : la Batavie, la Britania, l’Hexagone, l’Ibérie et la Lusitanie. Ces cinq grandes cultures se disputaient les nouveaux territoires découverts récemment par un explorateur lusitanien et surtout les trésors et richesses qui y étaient renfermées. En plus de ces conflits, les cinq se concurrençaient pour le gain du fer et du charbon. Pour extraire les minéraux, ils faisaient commerce d’esclaves, qui provenaient d’un continent sauvage situé au sud des sept océans. Si l’occident avait fait le choix de la modernité et de l’industrialisation, en orient, les deux Empires (Nipponie et Cathay) avaient préféré la ...
... philosophie, la spiritualité, l’art et la culture, la médecine comme socles de leurs civilisations. Comme si un accord tacite avait été passé, les cinq semblaient se désintéresser de l’orient, laissant volontiers aux deux grands empires le soin de s’écharper entre eux. Toutefois, la Lusitanie faisait commerce avec la Nipponie et envoyait quelques missionnaires prêcher la bonne parole, la parole Divine que ces orientaux foulaient aux pieds. À l’ouest, les nouveaux territoires avaient été colonisés – quelques îles étaient toutefois encore vierges de drapeau et d’appartenance. Les combats pour se les approprier étaient âpres mais leur situation géographique méritait les efforts de guerre. Une fois établi, le nouvel occupant pouvait empêcher les navires de passer pour se diriger au Nord où se concentraient les minéraux utiles à leur dessein. Au-delà de ces îles, vers le Nord-Est, s’étendait le rideau de Brouillard, la barrière des brumes perpétuelles. Devaient s’y cacher probablement d’autres territoires, d’autres richesses. Cependant, plus personne n’osait y pénétrer. Alors qu’elles étudiaient la route à emprunter, le quartier-maître « Pique-Viande » demanda à Hélène de venir sur le pont. Plusieurs marins se posaient des questions et les explications qu’il leur avait donné ne les avaient pas convaincus. C’est Bud, un marin apprécié de tous qui prit la parole au nom d’une partie de l’équipe : — On comprend pas, Mon capitaine, nous vlà devenus Corsaires ? On travaille ...