1. Lait caillé et douche de lait


    Datte: 15/07/2026, Catégories: frustration, laitage, #journal, #initiatique, Auteur: Pantoufltonic, Source: Revebebe

    ... coussin, puis plus rien à nouveau sinon que sa respiration bourdonnante. Au moins, la chaleur gardait nos enfants encore assommés dans leur lit.
    
    À renfort de moult grimaces de douleur, le patriarche finit par se relever, tel un vieux lion barbouillé plombé par un concert de chimpanzés déchaînés aux alentours. Tout autour de lui paraissait lui être affligeant.
    
    Je continuai de chipoter mon téléphone en quête de quelque chose pouvant me titiller et je repiquai une tête dans le bassin Candy Crush. J’affectionnais swiper leurs minis tartelettes à la crème pâtissière pour éclater les couches de chocolat au lait ou de je ne savais quelle confiserie, ces profusions de gourmandises frétillantes me ravissaient. Et ce jeu se prolongeait jusqu’au-dessus des têtes dorées de mes jumeaux occupés à la tétée, en bonne mère indigne qui calait sa tablette pour jouer durant leur ravitaillement lacté.
    
    Or, parfois, l’un de mes bébés me faisait redresser le nez de mon écran et redresser les sourcils. Le petit « Mickey » avait cette manie de retirer sa bouche et de renverser en arrière sa frimousse pour profiter d’une douche de lait, le plat d’entrée de mon téton étant toujours servi sous forme d’arrosage automatique. Et il se marrait d’un œil coquinou à souhait.
    
    À ma grande surprise, mes nibards s’engorgeaient de plaisir brûlant, un picotement poussant jusqu’aux jointures des orteils.
    
    Le voir ainsi joueur et rieur dans mon lait giclant en roue libre me toucha terriblement. Non pas ...
    ... qu’il m’excitait lui, mais il me renvoyait à ce que j’aurais tant aimé rencontrer : un amant aussi à l’aise avec les fluides lâchés de toute part, comme un môme hilare dans l’attraction Disneyland des soucoupes tournoyantes.
    
    Cet été-là, je le pensai très très fort, quasi une prière, de pouvoir croiser un jour la route de quelqu’un sachant s’éclabousser bêtement avec moi, dans l’esprit des grosses vagues du bout d’île de Ré où je me ramassais, roulais et buvais la tasse enfant.
    
    Retrouver cette extase enfantine.
    
    Déjà simplement une douche, pouvoir prendre une douche à deux sans voir l’autre se raidir de gêne et ronchonner… Moi qui aimais tant l’eau et ses écoulements, je n’avais jamais connu de douches sensuelles, les douches comme dans le clip de la chanson Lady hear me tonight de Modjo ou même dans Psychose d’Hitchcock me faisaient rêver.
    
    Quelques mois après, l’allaitement ayant pris fin et la gym se refaisant progressivement une place dans mon quotidien, j’eus une envie irrépressible de ressentir la séduction, le désir, le lait qui ébullitionne, mousse et déborde de la casserole. Pas question de remettre le nez sur Meetic et compagnie, cela revenait à se reposter en vitrine, puis trop risqué. Non, moi ce que je voulais, c’était des approches à tâtons au détour de situations incongrues, parvenir enfin à une touche en dehors des marchés romantiques du virtuel. Puis finalement, je constatai être toujours aussi coincée et bloquée dans l’abordage irl du coup je trouvai ...
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